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La ministre fédérale de l'Energie, Tinne Van der Straeten, a indiqué dans son exposé d'orientation politique en commission de la Chambre que la Belgique n'atteindra pas ses objectifs d'énergie verte en 2020. Les entités du pays devaient arriver ensemble à une part de 13% mais la Flandre a déjà fait savoir qu'elle n'honorerait pas sa part du contrat. La facture pourrait s'élever à des dizaines de millions d'euros.

Le secteur nucléaire recevra désormais la priorité la plus basse dans la répartition des moyens issus du Fonds de transition énergétique, a décidé la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten. Ce fonds est alimenté par la taxe payée par Engie-Electrabel pour le maintien en activité les centrales de Doel 1 et 2 jusqu'en 2025. Or, les années passées, 40% des projets subsidiés venaient du secteur nucléaire.

Jos Delbeke, qui a quitté en début d'année son poste de directeur général en charge de l'action climatique à la Commission européenne, remet en question la politique climatique et énergétique belge dans une interview accordée à De Zondag dimanche. "Notre système politique manque de détermination, nous avons quatre ministres responsables de l'énergie", déplore-t-il.

"Il conviendrait d'exiger de l'exploitant qu'il estime le degré de fiabilité de ses centrales dans les années à venir", a affirmé le ministre wallon de l'Energie, Jean-Luc Crucke, interrogé en commission du Parlement de Wallonie sur le risque de black-out qui menace le pays en novembre après l'arrêt inopiné de 2 centrales nucléaires.

Le président du sp.a, John Crombez, a pointé lundi la responsabilité du cabinet de la ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem, alors que profile un risque de pénurie d'électricité en novembre, quand un seul réacteur sera disponible. "Une politique défaillante", a-t-il affirmé.

L'administration bruxelloise de l'Environnement et de l'Energie a annoncé mercredi le lancement de la consultation des parties prenantes, parmi lesquelles des représentants du secteur automobile et de la mobilité, des fédérations d'entreprises, des syndicats, des universités et de la société civile, pour recueillir leur avis sur la sortie, à terme, des véhicules dits à "moteur thermique" dans la capitale.