Tout sur Emmanuel André

Le problème, ce n'est pas tant la vaccination, mais plutôt le moment où elle ralentit après avoir atteint un certain plafond. Si les taux élevés recensés en Occident permettent de limiter le risque de mortalité, ils ne suffisent pas encore à atteindre le seuil de l'immunité collective. Un écart qu'il faut parvenir à combler si on ne veut pas qu'il profite aux variants, selon une nouvelle étude.

"J'espère ne pas devoir m'y remouiller!". Yves Van Laethem a donné sa dernière conférence de presse hebdomadaire, aujourd'hui. On en profite pour jeter un coup d'oeil dans le rétro avec l'homme qui est devenu le 'visage' du Covid en Belgique depuis plus d'un an. Confidences et anecdotes, loin des annonces robotiques des chiffres quotidiens.

Au Royaume-Uni, le groupe d'experts qui conseille le gouvernement sur la gestion de la pandémie de Covid, a réalisé une étude comparative sur l'efficacité et l'utilité de la stratégie de test et de traçage. Relayée par le microbiologiste Emmanuel André (KuLeuven), celle-ci révèle que le soutien donné aux personnes en quarantaine a un impact majeur sur la pandémie.

La Belgique aurait-elle pu éviter une reprise des contaminations et des hospitalisations avec des mesures plus drastiques ? Si le virologue Marc Van Ranst préconise un renforcement des mesures, voire un lockdown total, d'autres estiment que cette situation était inévitable. Selon Emmanuel André, médecin microbiologiste de la KULeuven, une "approche trop sectorisée ne suffit pas" pour aplanir cette courbe ascendante.

Comment lutter contre l'épidémie? Les mesures barrières, le testing, le tracing et la quarantaine, évidemment. Mais il existe d'autres armes moins connues du grand public: le séquençage du génome du virus et son analyse. Une discipline très pointue qui porte le nom de phylodynamique.

Dans une interview, l'ancienne ministre de la Santé Maggie De Block critique la surcommunication des experts durant la crise du Covid. Des propos qui ont notamment fait réagir Marc Van Ranst et Emmanuel André.