Tout sur Emmanuel André

L'Autorité de Protection des Données (APD), la Ligue des Droits Humains (LDH) et Amnesty International ont mis en garde mardi les députés contre les risques en termes de vie privée que contient la proposition de loi créant une banque de données utilisée pour le traçage des personnes contaminées par le covid-19. Les concepteurs de l'outil actuellement utilisé ont quant à eux mis en avant la nécessité d'un système efficace et maniable.

Après l'avoir connu pendant un mois et demi comme porte-parole interfédéral dans la lutte contre le Covid-19, après l'avoir vu tous les jours présenter avec humilité et humanisme les chiffres qui définissaient cette crise sanitaire, Emmanuel André est retourné à sa vie de microbiologiste. Il donnait ce jeudi une interview à Het Nieuwsblad. Retour sur les grandes lignes de cet entretien.

Le vendredi 24 avril, on a perdu une certaine adhésion sociale. Non au combat contre le Covid-19. Mais sur les priorités de ce combat. Certains commencent d'ailleurs à exploiter cette frustration.

"Nous ne pensons pas que nous aurons dans les jours qui viennent un nouveau pic", a expliqué le porte-parole interfédéral Covid-19 Emmanuel André. Il a également confirmé que la force du virus diminuait, avec un taux d'infection évalué à 0,8 actuellement en Belgique.

Leur tandem est devenu un feuilleton quotidien. Les spectateurs observent l'évolution de la noirceur de leurs cernes, de la longueur de leurs barbes, de la broussaille de leurs cheveux, de la déconfiture de leurs mines. Ça fait donc physiquement cet effet-là, d'annoncer chaque jour des morts, des malades, des entrées et des sorties d'hôpitaux, des respirateurs, des lits occupés en soins intensifs. Ils commencent leur journée à six heures et la terminent à minuit, paraît-il, les deux virologues Emmanuel André et Steven Van Gucht. "Porte-parole interfédéraux de la lutte contre le Covid-19". Cache-sexe verbal pour "porteurs de mauvaises nouvelles".