Tout sur Elections 2019

En refusant de parler avec la N-VA au fédéral et en relançant une dynamique exclusive en Wallonie, le PS risque d'approfondir encore le fossé belgo-belge.

"Contrairement à ce qu'affirme le PTB, il y a bien du rouge autour de la table" des discussions en vue de former le prochain gouvernement wallon, a affirmé mardi après-midi le président du PS, Elio Di Rupo. "Notre démarche est réelle et sincère. Le PTB doit arrêter de chercher des prétextes", a-t-il ajouté.

"La Flandre vote le centre-droit, la droite. Et la Flandre vote le nationalisme flamand. Plus que jamais." Soir de scrutin 2019, un Bart De Wever beau joueur dans la défaite relative de la N-VA face au Vlaams Belang ressuscité ne boude pas le plaisir de communiquer la bonne nouvelle.

Dans les ambassades de pays européens à Bruxelles, on s'interroge : c'est quoi, le " confédéralisme " à la belge, leitmotiv des débats postélectoraux en Belgique ? Appelé ces jours-ci à éclairer des diplomates étrangers, Francis Delpérée se fait pédagogue. Mais le constitutionnaliste ne cache pas son exaspération.

Cela avait commencé dès le 26 mai dans la soirée quand le spectaculaire résultat du PTB fut acquis. La vieille droite libérale et catholique retrouvait les accents d'une guerre froide oubliée.

Deux jours après ce scrutin qui a secoué le pays, j'avais envie de vous adresser ces quelques mots. Tandis que j'écris, les présidents de la N-VA et du PS consultent chacun de leur côté, en multipliant les exclusives : l'un ne veut pas des gauchistes du PS et d'Ecolo, l'autre ne veut pas de la N-VA et bien sûr pas des extrémistes - comme par hasard, ils se regardent en chiens de faïence.

Avec Ecolo et le Vlaams Belang, le Parti du travail de Belgique est le grand gagnant des élections. Avec le PVDA, il enverra 42 élus siéger aux différents niveaux de pouvoir, contre 8 en 2014.

Le Vlaams Belang, grand vainqueur des élections de dimanche dernier, est le parti le plus anti-féminin que la Belgique ait connu, dénonce jeudi le Conseil des femmes francophones de Belgique (CFFB), au lendemain de l'audience royale de la formation d'extrême droite.

Les politiques wallons et bruxellois bombent le torse face à la vague nationaliste flamande. Doivent-ils former un large front sudiste pour imposer au Nord les urgences climatique et sociale ? Ou baliser l'inéluctable chemin vers le confédéralisme ? Une certitude : des renoncements vont s'imposer.

Carlo di Antonio fait ses caisses, Georges-Louis Bouchez revend son abonnement SNCB pour Bruxelles, Alain Destexhe découvre que ses tentatives d'auto-sabotage peuvent finalement fonctionner, Elio Di Rupo s'époussette le maroquin en gloussant et Zakia Khattabi reste prudente (mais court dans son jardin en hurlant " remontadaaaaaaa !"). Tout ça se serait sans doute passé différemment s'ils avaient eu le courage de consulter la bonne voyante. Entre nécromancie et divination, voici les prédictions très objectives concernant nos partis francophones. Parce que la mauvaise foi est un plaisir et doit le rester.

Le principal initiateur des 'Listes Destexhe', qui n'ont décroché aucun siège lors des élections générales de dimanche, l'ex-sénateur et député bruxellois MR Alain Destexhe, a assuré lundi que son mouvement continuerait à exister, mais sous un autre nom et avec un président à désigner à l'automne, dans la perspective d'un possible nouveau scrutin fédéral.

7% en 2009, 5,01% en 2014 et 4,1%, en 2019. La liste Union des francophones (UF), menée par Nicolas Kuczynski (MR), en Brabant flamand, n'a pas réussi à sauver l'unique siège francophone au Vlaams parlement, détenu jusque là par Christian Van Eyken (UF-Défi).