Tout sur EI

Le départ des troupes américaines de Syrie laissera les mains libres à la Turquie pour traquer les partenaires kurdes de Washington dans la lutte antijihadiste mais des doutes subsistent sur la capacité d'Ankara d'"éradiquer" seul le groupe Etat islamique (EI).

Le chef du Pentagone Jim Mattis a brutalement annoncé jeudi sa démission du gouvernement de Donald Trump, affichant son désaccord avec la nouvelle stratégie de la Maison Blanche marquée par le retrait des troupes de Syrie et la préparation d'un désengagement partiel d'Afghanistan.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a ordonné mercredi le retrait des troupes américaines stationnées en Syrie, estimant avoir vaincu le groupe Etat islamique, une décision qui a provoqué la stupeur et une levée de boucliers dans son propre camp mais qui aura aussi de lourdes conséquences.

Dans son rapport annuel, la Sûreté de l'Etat met en garde contre plusieurs points. Entre l'éducation salafiste à domicile et les prisons qui servent de pouponnière aux extrémistes, voici quelques-unes des principales constatations.

Au moins 41 membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington, ont été tués lors d'une contre-attaque du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La prix Nobel de la Paix Nadia Murad a répété lundi vouloir que les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) soient jugés pour leurs exactions contre la communauté yazidie en Irak. La jeune femme de 25 ans faisait partie des milliers de femmes de la minorité yazidie capturées lors de l'offensive de l'EI dans le nord-est de l'Irak en 2014. Elle a été réduite pendant plusieurs mois à l'esclavage sexuel aux mains des djihadistes sunnites, avant de pouvoir s'échapper. Elle a reçu vendredi le prix Nobel de la paix, conjointement avec le médecin congolais Denis Mukwege.