Tout sur Editions de l'Avenir

Nethys a reçu quatre candidatures recevables pour le rachat de ses participations dans le secteur de la presse, notamment les Editions de l'Avenir. Dont celle de Roularta Media Group (propriétaire du Vif/L'Express). Xavier Bouckaert, CEO de Roularta, nous explique pourquoi.

Le ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) "demande à la direction des Editions de l'Avenir de faire toute la clarté sur l'existence ou non d'une liste noire. La demande porte également sur la logique qui a présidé au choix des trois personnes licenciées et sur le blocage des outils de production, le réseau informatique en l'occurrence", indique-t-il mercredi dans un communiqué.

La rédaction du quotidien L'Avenir est revenue ce samedi sur les trois dernières années de sa relation avec l'entreprise Nethys (actionnaire du journal depuis 2014). Pour les directions des Editions de l'Avenir et de Nethys ont découvert "avec stupéfaction", ce "récit à charge et truffé de mensonges" indiquent-elles dans un communiqué.

Les différents titres des Editions de l'Avenir paraîtront bien samedi matin, après un jour de non-publication vendredi consécutif à un arrêt de travail la veille. La situation reste toutefois tendue au sein de l'entreprise, a appris Belga auprès de la Société des rédacteurs et de la délégation de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP).

La direction des Editions de l'Avenir refuse de revoir les conditions de départ des journalistes dans le cadre du plan de restructuration du média. Or il manque deux tiers de la trentaine de candidats au départ prévus. Dans une semaine, la direction qui dépend du groupe Nethys communiquera sa propre liste de personnes à licencier, ont indiqué lundi à Belga plusieurs représentants du personnel. Pour eux, "cela confirme l'existence d'une liste noire", ce que la direction dément.