Tout sur Écosse

Le référendum britannique au sujet de la sortie de l'UE révèle une discorde interne importante : l'Angleterre et le Pays de Galles ont voté en faveur d'un Brexit, alors que l'Écosse et l'Irlande du Nord s'y sont opposées. Les conséquences risquent d'être importantes.

Le gouvernement écossais, à défaut d'obtenir la scission d'avec le Royaume-Uni au référendum de septembre dernier, a au moins pris son indépendance sur internet en changeant mercredi le nom de son domaine "gov.uk" qui devient "gov.scot".

Les Écossais ont dit non à l'indépendance, le Royaume-Uni respire. Mais rien n'est réglé pour autant. Ailleurs en Europe, les poussées "nationalitaires" ou régionalistes n'ont pas de raison de cesser...

La reine - censée être neutre - a "ronronné de contentement au téléphone" en apprenant que les Ecossais avaient rejeté l'indépendance la semaine dernière, a confié mardi le Premier ministre britannique David Cameron dans un aparté enregistré par la chaîne d'information en continu Sky News.

Le leader indépendantiste Alex Salmond a annoncé vendredi qu'il allait démissionner de son poste de Premier ministre d'Écosse et de la tête du parti national écossais SNP, après la large défaite du oui à l'indépendance écossaise. Il n'empêche que le Royaume-Uni s'apprête à vivre de longs débats sur son architecture institutionnelle.

Les unionistes sortent victorieux d'un référendum qui fait honneur à la démocratie. Mais les nationalistes engrangent des avancées autonomistes. En Europe, la victoire du "non" dessert plus les nationalistes catalans que ceux de Flandre

Ce jeudi est un jour mémorables pour tous les Écossais. Ils doivent décider de l'avenir de leur région. Découvrez en images, tous ces hommes et femmes qui se rendent aux urnes pour exprimer leur opinion.