Tout sur Didier Bellens

L'ancien CEO de Belgacom (aujourd'hui devenu Proximus) Didier Bellens, décédé en février dernier, a été le directeur de deux sociétés offshore implantées aux îles Vierges britanniques alors qu'il était à la tête de l'entreprise publique, ressort-il des "Panama Papers" traités par Le Soir, Knack, De Tijd et MO*.

L'ancien patron de Belgacom est décédé, le 28 février, à 60 ans. Quinze mois après avoir quitté son poste et les controverses sur, notamment, son salaire. Evocation de la rencontre qu'il nous avait accordée l'été 2015.

La chambre des mises en accusation a prononcé le 2 octobre dernier un arrêt de non-lieu à l'encontre de Didier Bellens et de Pierre-Eric Evrard, ex-dirigeants de Belgacom (Proximus). Ils étaient poursuivis à Mons pour des faits de corruption supposés, indique samedi le journal L'Echo.

La justice belge obtient très peu de résultats dans la lutte contre le crime organisé, la fraude et la corruption. Lesdits criminels à col blanc se soustraient souvent à la loi. "Il y a quelque chose de pourri au coeur de notre État de droit" déclare le journaliste Philippe Engels qui vient de publier le livre "Mensonges d'État".

Didier Bellens, l'ancien CEO de Belgacom, devrait introduire une action devant le tribunal du travail la semaine prochaine contre son ancien employeur si une solution à l'amiable n'est pas esquissée d'ici là. Il réclame près de cinq millions d'euros, rapporte L'Echo mercredi.

Le conseil d'administration de Belgacom a provisoirement transmis les pouvoirs d'administrateur délégué (CEO) au directeur financier (CFO) Ray Stewart et au président du conseil d'administration Stefaan De Clerck, a annoncé l'opérateur samedi. Ils reprennent ainsi la fonction de Didier Bellens.

Le gouvernement fédéral réuni en comité restreint a décidé vendredi de révoquer l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens. Il a estimé que les incidents et polémiques qui se sont répétés ont entamé la relation de confiance entre M. Bellens et l'actionnaire majoritaire de l'entreprise. Retour sur son parcours.

Le comportement de Didier Bellens est inacceptable sur la forme. Il ne peut y avoir de "parachute doré" pour l'actuel CEO de Belgacom, a affirmé dimanche le président du cdH, Benoît Lutgen, qui était l'"Invité" de RTL-Tvi.

Le parlementaire Roel Deseyn (CD&V) déclare disposer de "suffisamment d'indications pour lancer un sérieux avertissement" que Belgacom farfouille dans les messageries électroniques de journalistes et de politiques critiques : "Même Didier Bellens utilise une adresse e-mail de Yahoo.fr".

Vulnérable ou intouchable ? Le patron de Belgacom est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Même s'il snobe les parlementaires, il a rempli sa mission : faire rentrer un maximum d'argent dans les caisses de l'Etat. Sur le dos des consommateurs ?

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) a soutenu mercredi Belgacom et en particulier son CEO Didier Bellens, accusé mardi par le député CD&V Roel Deseyn d'avoir caché des informations en sa possession au sujet de présumées fuites de données dans l'entreprise.

"Nous ne voulions pas communiquer sur cette intrusion dans notre système informatique interne avant que tous nos serveurs ne soient complètement nettoyés", une opération qui a eu lieu ce week-end après plusieurs semaines de préparation, a affirmé l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens, au cours d'une conférence de presse à laquelle participait également le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.

L'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens, s'est montré très critique à l'encontre des normes d'émission en vigueur à Bruxelles et sur la nouvelle loi télécom. Ses propos ont suscité de vives réactions politiques, notamment au sein de l'exécutif fédéral ainsi qu'à la Région bruxelloise.