Tout sur Diables

A quel sport vouent-ils une véritable passion ? Pourquoi ? Depuis quand ? Et avec quel impact sur leur vie, privée comme professionnelle ? Cette semaine : le politologue de l'ULB Pascal Delwit se souvient de son enfance footballistique et raconte sa découverte plus récente de la course à pied. Du stade au marathon, avec toujours avec le souci de comprendre et d'étudier.

Dans l'euphorie de la prouesse de l'équipe belge, la fête nationale approchant, j'ai eu envie d'exprimer ce que m'inspire une communauté joyeusement polyglotte dont on ne parle pas assez, et dans laquelle nous aimerions continuer à nous perdre : la Belgique.

Ils nous ont fait vibrer, les fanatiques comme les moins passionnés du ballon rond, tout au long de ce Mondial 2018, des qualifications jusqu'en demi-finale, 32 ans que cela n'était plus arrivé ! Mais maintenant que les Diables Rouges ont perdu face à leur "ami-ennemi" français, à un doigt du trophée, comment les Belges vivent-ils cet anticlimax, comment revenir les pieds sur terre et bien aborder cette chute d'endorphines ?

Malgré sa défaite en demi-finale, ce 10 juillet, l'équipe nationale belge a réussi un parcours exceptionnel, au Mondial organisé en Russie. Faisant vibrer tout un pays. Au-delà des passionnés de foot.

Onze Diables, balle au pied, face à l'Angleterre, dans l'ex-Königsberg où 7 000 soldats wallons et bruxellois, vaincus de l'an 40, ont souffert cinq ans derrière les barbelés. Avant d'y communier à la grande fête du foot, le Belge y a subi misère et privations.