Tout sur démocratie

Après le printemps arabe, un printemps africain ? L'alternance historique au Nigeria, avec l'élection à la présidence de l'opposant Muhammadu Buhari, semble ancrer un peu plus la démocratie en Afrique, où nombre de dirigeants restent néanmoins au pouvoir depuis des dizaines d'années.

Le ministre-président wallon Paul Magnette a proposé vendredi au Sénat de multiples débats à mener pour faire fonctionner le nouveau modèle institutionnel belge et moderniser la démocratie représentative.

La manifestation du 6 novembre continue à agiter les esprits. Pas tant parce qu'il s'agit de la plus grande manifestation anti-gouvernement depuis 1986, mais à cause de la confrontation avec la police en marge de l'événement. Le rapport entre le nombre de manifestants et le nombre de personnes qui ont participé à cette confrontation devrait d'ailleurs inciter à une certaine relativisation.

Les bureaux de vote de Tunisie ont ouvert leurs portes dimanche à 07H00 pour les premières législatives depuis la révolution de 2011, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un peu moins de 5,3 millions d'électeurs sont convoqués aux urnes pour ce scrutin crucial qui doit permettre l'élection de 217 députés. Ces législatives seront suivies d'une présidentielle le 23 novembre

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé mardi les leaders de l'UE à oeuvrer véritablement dans un cadre européen, affirmant que l'Europe serait "démocratique" ou "échouerait".

Alors qu'Internet permet à chacun de diffuser ses opinions en temps réel, la démocratie reste prisonnière d'un moule hérité du XIXe siècle : une élection tous les quatre ans. Ce paradoxe est de plus en plus intenable, avertissent les organisateurs du G1000, un sommet citoyen qui va rassembler 1 000 Belges tirés au sort.

Directeur du Centre de recherche et d'information socio-politiques (Crisp), philosophe, spécialiste de Sartre, Vincent de Coorebyter compte parmi les grands formats intellectuels de la Belgique francophone. Son métier ? Ausculter la société. Et le diagnostic qu'il pose a de quoi inquiéter : notre démocratie se porte très mal. Le monde politique subit crise sur crise, sans trouver la parade. A tel point qu'un doute jaillit : nos problèmes pourront-ils être résolus autrement que par des voies autoritaires ? "En tant que citoyen, je suis mal à l'aise à l'égard de ce que j'avance comme analyste", avoue Vincent de Coorebyter. Tout en assurant : "Je ne suis pas en train de plaider pour la dictature." En filigrane, il nous pose à tous, citoyens du XXIe siècle, cette question dérangeante : sommes-nous habitués à trop de liberté ?

La moitié des électeurs se sont inscrits sur les listes. A deux mois du premier scrutin libre, la plupart ne savent pas pour qui voter. Et se méfient des politiciens, nouveaux ou anciens.