Tout sur Delphine Boël

Grâce à la pandémie de coronavirus, les milliardaires sont devenus encore plus riches. "En Belgique aussi", affirme Ludwig Verduyn, l'homme derrière De Rijkste Belgen (la liste des Belges les plus riches), "bien que tous nos compatriotes fortunés n'aient pas vu croître leur fortune."

En reconnaissant que Delphine Boël est la fille d'Albert II, la cour d'appel de Bruxelles a conclu qu'aucune distinction ne pouvait être faite entre ses enfants légitimes et adultérin et que tous devaient être traités sur un parfait pied d'égalité.

Le roi Albert II et Delphine Boël ont été convoqués à l'hôpital la semaine prochaine en prévision du test ADN auquel ils doivent se soumettre à la suite de la décision de la cour d'appel de Bruxelles. Selon les informations du Soir, l'ancien souverain ne se présentera pas dans l'établissement hospitalier.

Quelques semaines avant de se tourner vers la justice, Delphine Boël a refusé une solution à l'amiable, selon les informations du Soir et de Sudpresse développées dans leurs éditions de mardi. La conciliation prévoyait une lettre scellée dans laquelle Albert II aurait reconnu qu'elle était sa fille, mais qui n'aurait pu être ouverte qu'après le décès du roi.

La nouvelle en a étonné plus d'un : la Cour d'appel de Bruxelles ordonne au roi Albert II de se soumettre à un test ADN dans les trois mois à venir, afin d'établir s'il est, ou non, le père biologique de Delphine Boël. Si c'est le cas, les conséquences pour la famille royale risquent d'être lourdes.

Me Alain Berenboom, conseil du roi Albert II, a déclaré à l'agence Belga que son client attendra d'avoir l'avis d'un avocat à la cour de cassation avant de prendre la décision de se pourvoir ou non devant cette instance. Lundi, les conseils de Delphine Boël ont informé que la cour d'appel de Bruxelles avait établi que Jacques Boël n'est pas le père légal ou biologique de Delphine Boël et ordonné au roi Albert II de se soumettre à un test ADN.

La 43e chambre de la cour d'appel de Bruxelles a annoncé jeudi qu'elle rendra un arrêt mi-juin prochain sur la question des tests ADN, dans l'affaire Delphine Boël, selon Me Alain Berenboom, conseil du roi Albert II. Dans cette affaire, Delphine Boël a introduit une action en justice en vue de faire reconnaître le roi Albert II comme son père biologique. L'une de ses demandes est donc que la justice fasse procéder à un test ADN pour prouver la filiation.

Une audience a été fixée le 21 février 2017 devant le tribunal de première instance de Bruxelles dans le dossier Delphine Boël, indique mardi Me Alain Berenboom, avocat d'Albert II, confirmant une information du Soir. Toutes les parties ont été convoquées.

C'est du moins le constat établi par Het Nieuwsblad, pour qui la soeur du roi Philippe ne prend plus de gants pour exprimer ouvertement son ras-le-bol. Elle ne sera d'ailleurs pas présente au défilé du 21 juillet, pas plus que ses parents Albert et Paola.

Dans un arrêt rendu mercredi, la Cour constitutionnelle vient de donner raison à Delphine Boël dans sa démarche de reconnaissance en paternité visant le roi Albert II.

Au travers de ses oeuvres constellées de mots ou de phrases répétés à l'infini, l'artiste court autant après son enfance et son identité qu'après la reconnaissance. Sa nouvelle exposition Love me, Love me not, investit la galerie de Francis Noël à Liège. Rencontre.

Marc Uyttendaele, avocat et professeur de droit constitutionnel (ULB), a rejoint la défense de Delphine Boël, rapporte mardi le quotidien Le Soir. L'artiste a entamé une procédure devant le tribunal de première instance de Bruxelles, en contestation de paternité contre son père légal, Jacques Boël, et en reconnaissance de paternité contre celui qu'elle considère comme son père biologique, le roi Albert.