Tout sur De Lijn

Au royaume autoproclamé de la " goed bestuur ", De Lijn fait tache. Carrément honte. Ses défaillances affolent les compteurs. 260 000 trajets supprimés en dernière minute en 2019 : jamais encore bus et trams n'avaient fait autant faux bond en Flandre. Jamais encore l'usager n'avait été autant condamné à poireauter à un arrêt, sans informations. Les infidélités commises par la société flamande des transports en commun plombent le taux de satisfaction de la clientèle qui touche le fond (62 %) comme celui des communes (40 %).

De Lijn continue à faire rouler des véhicules polluants dans la zone de basses émissions (LEZ) établie à Bruxelles et doit donc payer cette année quelque 35.350 euros pour 101 amendes. C'est ce qui ressort d'une réponse de la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters (Open Vld) à une question du député Groen Stijn Bex. Le sujet est évoqué samedi par Het Laatste Nieuws.

Malgré la grève chez De Lijn, la compagnie de transports publics en Flandre, la plupart des lignes sont desservies, indique lundi une porte-parole. Les villes sont un peu plus durement touchées par l'action de protestation mais la fréquence des passages reste élevée.

La société de transports en commun De Lijn a rouvert ses guichets situés en bas du bâtiment CCN à la gare de Bruxelles-Nord, annonce-t-elle lundi. Les guichets étaient fermés depuis avril, après une polémique sans fin sur le manque de sécurité et de propreté des lieux imputé à la présence de migrants.

Depuis le lancement du planificateur d'itinéraire intermodal belge ("Smart Mobility Planner") pour le grand public il y a un mois, on compte déjà plus de 18.000 utilisateurs uniques, pour plus de 200.000 recherches d'itinéraires intermodaux, indique la SNCB samedi. "C'est un beau résultat, important dans l'objectif de récolter le plus grand nombre de retours possibles des voyageurs, ce qui est l'objectif de cette version beta qui sera encore testée jusqu'à la fin de l'année", indique l'opérateur ferroviaire public.

Des bus qui ont une demi-heure de retard, une mauvaise qualité de l'air, des années d'attente pour des soins, des carrefours meurtriers et un enseignement qui a perdu beaucoup de plumes. Le niveau de pouvoir du gouvernement flamand crachote et beaucoup d'électeurs semblent en avoir assez. C'est également l'une des raisons pour lesquelles les partis traditionnels ont été sanctionnés le 26 mai.