Tout sur De Croo

Le taux de vaccination contre le coronavirus en Belgique devrait atteindre 85 à 90% de la population - soit nettement plus élévé que l'objectif de70% actuellement fixé par les autorités - ont affirmé dimanche deux vaccinologues flamands, Corinne Vandermeulen et Pierre Van Damme.

Le Flamand a en moyenne trois à quatre contacts rapprochés, contre cinq pour le Belge francophone, en dehors de sa bulle familiale, selon le dernier rapport du groupe d'experts GEMS, qui a servi de base au comité de concertation, rapportent Het Laatste Nieuws et De Morgen vendredi.

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) demande que des amendes soient infligées le plus rapidement possible aux voyageurs qui reviennent d'une zone rouge et qui refusent de se faire dépister, rapportent les titres Sudprese, De Standaard et Het Nieuwsblad mardi.

En Belgique, les milieux économiques et médicaux ont d'ailleurs, et à raison, mis la pression sur le gouvernement De Croo pour accélérer la cadence.

Le député fédéral Patrick Prévot (PS) explique son ras-le-bol de ceux qui ne respectent pas les règles et qui, par leur comportement irresponsable, prolongent le calvaire de l'épidémie. "Certains devraient malheureusement être touchés au portefeuille", dit-il.

Le premier budget du gouvernement De Croo est très optimiste, et peu ambitieux, estime Wim Moesen (KuLeuven). Spécialiste en finances publiques, Moesen se demande quand la Belgique fournira des chiffres budgétaires fiables.

Le Premier ministre Alexander De Croo et le président français Emmanuel Macron sont sur la même longueur d'ondes en ce qui concerne la stratégie à adopter pour lutter contre la propagation du coronavirus entre les deux pays, et plus particulièrement lors des fêtes de fin d'année, ont-ils affirmé mardi à l'issue de leur entretien au palais de l'Elysée.

Caroline Sägesser, chargée de recherche au Crisp, publie un dossier tirant les leçons de la formation du gouvernement fédéral. La crise était plus profonde qu'elle ne l'était en 2010-2011, mais un dynamisme semble voir le jour. A confirmer: l'enjeu est de taille face au nationalisme flamand.

Aboli en 2006, peu avant la crise bancaire, l'impôt sur la fortune pourrait bien refaire surface au Grand-Duché, à court ou à moyen terme, a annoncé Franz Fayot, son ministre socialiste de l'Economie.