Tout sur Darfour

Gaafar Nimeiry, le dictateur à la tête du pays de 1971 à 1985 ; Hassan al-Tourabi, l'homme de l'ombre qualifié dans les années 1990 de "pape noir du terrorisme" pour avoir abrité Carlos et Oussama ben Laden ; Omar el-Bechir, le potentat (1989-2019) accusé par la Cour pénale internationale de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour la répression au Darfour au milieu des années 2000... : depuis cinquante ans, le Soudan n'a pas toujours placé sur un piédestal les plus recommandables de ses enfants.

Un recours a été introduit vendredi en extrême urgence devant le Conseil du Contentieux des Étrangers concernant l'expulsion de deux Soudanais prévue dans l'après-midi, a indiqué Selma Benkhelifa, avocate chez Progress Lawyers Network.

Sous la pression des Etats-Unis, l'ONU devra réduire le budget des Casques bleus de 600 millions de dollars, soit 7,2%, selon un accord de principe obtenu mercredi à New York après des semaines d'intenses négociations.

Amnesty International accuse le gouvernement soudanais de recourir de façon répétée à des armes chimiques présumées contre des civils du Jebel Marra, une des régions les plus reculées du Darfour. Selon l'ONG, au moins 30 attaques chimiques sont susceptibles d'avoir eu lieu depuis janvier 2016, la plus récente datant du 9 septembre dernier.