Tout sur Damien Thiéry

La liste bilingue Activ'Linkebeek va elle-même prendre une série de contacts au cours des prochains jours, voire semaines, pour tenter de sortir la commune à facilités de la situation de blocage politique à laquelle elle est confrontée depuis les dernières élections, a indiqué jeudi le chef de file de celle-ci, Mitra De Kempeneer.

Lutte fratricide, majorité éclatée, nouveau venu qui s'invite dans le débat... Il n'y aura pas d'union francophone à Linkebeek. Mais trois listes concurrentes qui pourraient bien conduire à bouleverser la gestion future de la commune.

Le conseil communal de Linkebeek a voté lundi soir une motion contre les visites domiciliaires. Tout un symbole, dans une entité à facilités où le député MR Damien Thiéry lutte contre la N-VA à l'échelon local tout en travaillant avec elle au niveau fédéral.

L'absence de volonté d'Yves Ghequierre et du président du CPAS Philippe Thiéry de travailler à l'avenir de la commune de Linkebeek dans une liste d'union des francophones fait le jeu de la ministre flamande des Affaires Intérieures Liesbeth Homans (N-VA), a affirmé jeudi l'ex-bourgmestre Damien Thiéry.

Très longtemps soudés lors de chaque scrutin local, les francophones de la commune à facilités de Linkebeek se présenteront désunis lors des élections communales d'octobre, rapportent plusieurs journaux jeudi.

A Linkebeek, entre 2012 et 2014, Paul Sedyn, un échevin libéral non nommé, a été payé par ses collègues sans être déclaré. Il est ensuite devenu l'attaché parlementaire de Damien Thiéry, député fédéral MR et bourgmestre jamais reconnu de la commune à facilités. Sauf qu'il ne travaillait pas pour la Chambre, mais toujours comme échevin. Du travail au noir au détournement d'argent public...

Damien Thiéry sera candidat bourgmestre dans la commune à facilités de Linkebeek lors du prochain scrutin local. Il tirera une liste d'unité francophone, qu'il a bon espoir de voir rassembler toutes les formations politiques démocratiques de langue française.

Une loi de 2007 tend à lutter contre toute forme de discrimination. Seule la langue, pourtant visée par la loi, ne bénéficie toujours pas d'outil de protection. La secrétaire d'Etat à l'égalité des chances, Zuhal Demir (N-VA), n'en veut pas. Elle renvoie la balle au Premier ministre, qui "attend les recommandations de la Chambre."

La place de la discrimination linguistique se trouve dans le frigo communautaire. L'en extraire ferait sortir d'autres thèmes également, a affirmé mercredi la secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité des chances, Zuhal Demir (N-VA). Mme Demir réagissait à une demande de solution dans ce dossier, d'ici la fin de la législature exprimée par Damien Thiéry (MR) et plusieurs représentants francophones de l'opposition, en commission du Renouveau de la société de la Chambre.

Le gouvernement va-t-il enfin soutenir effectivement les victimes de discrimination linguistique, comme l'y invite le 1er rapport d'évaluation des lois antidiscrimination de 2007, présenté, mercredi, à la Chambre ? La revendication politique s'étend mais la mise en place d'un organe dédié à cette cause s'avère problématique.

L'audition de l'ancien ministre de l'Agriculture devant le parlement fédéral à propos de la contamination d'oeufs au fipronil "ne s'envisage pas", a indiqué jeudi le groupe MR de la Chambre qui en a profité pour égratigner Ecolo taxé de "malhonnêteté intellectuelle".

Une réunion du conseil communal de Linkebeek de quelques minutes a permis mercredi soir à Pasquale Nardone (LB) de prêter serment comme troisième échevin de la commune, auprès de la nouvelle bourgmestre Valérie Geeurickx, nommée par la ministre flamande Liesbeth Homans la semaine dernière.

L'annulation, vendredi, par la ministre flamande de l'Intérieur, Liesbeth Homans (NV-A), des décisions de cinq communes à facilités de la périphérie bruxelloise, visant à établir un registre communal reprenant les noms de leurs habitants francophones souhaitant recevoir, durant quatre ans, leurs documents administratifs en français, a suscité de très vives réactions. Parmi celles-ci, la "totale désapprobation" de Sophie Wilmès, ministre du Budget, partenaire fédérale de la N-VA, et... présidente des élus MR de la périphérie.