Tout sur Daech

La prix Nobel de la Paix Nadia Murad a répété lundi vouloir que les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) soient jugés pour leurs exactions contre la communauté yazidie en Irak. La jeune femme de 25 ans faisait partie des milliers de femmes de la minorité yazidie capturées lors de l'offensive de l'EI dans le nord-est de l'Irak en 2014. Elle a été réduite pendant plusieurs mois à l'esclavage sexuel aux mains des djihadistes sunnites, avant de pouvoir s'échapper. Elle a reçu vendredi le prix Nobel de la paix, conjointement avec le médecin congolais Denis Mukwege.

Les nouvelles technologies sont à tous les stades de l'extrémisme. Néanmoins, dans la lutte " cyber ", il faut remettre le focus sur l'individu, plaide le Belge Michaël Dantinne.

Réseaux sociaux, messageries chiffrées, cagnottes en ligne... En difficulté sur le terrain, Daech comme Al-Qaeda misent sur le Web pour recruter, financer et planifier leurs attaques. Enquête depuis la France.

Détourné de son objectif initial, le financement participatif via des plateformes numériques peut subventionner des groupes djihadistes. Les services spécialisés sont aux aguets.

Depuis les bases qu'il conserve dans le désert syrien, par ses filiales dans plusieurs pays ou en inspirant des partisans à passer à l'action isolément, le groupe état islamique (EI) reste une menace qu'il ne faut pas sous-estimer, assurent des experts.

Dans un livre à contre-courant, Régis Le Sommier tente de percer l'énigme Bachar al-Assad. Ou comment un timide docteur s'est mué en impitoyable chef de guerre, qu'il est en passe de remporter malgré toutes les prédictions.

Alors qu'on célèbre ce samedi l'Armistice, qui marque la fin de la Première Guerre mondiale, Didier Reynders "appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre ses responsabilités" et à renouveler le mandat du mécanisme d'enquête sur les armes chimiques, appelé "Joint Investigative Mechanism" (JIM).

En revendiquant stratégiquement tous les attentats, le groupe Etat islamique tente d'installer un sentiment d'omniprésence et de danger latent et imprévisible. Mais cette très forte récurrence fait qu'il se banalise, et qu'il ne ferait plus vraiment peur.

Après Mossoul l'Irakienne en juillet dernier, Raqqa la Syrienne en octobre : l'Etat islamique a perdu en quelques mois les deux bastions qui soutenaient son projet de nouveau califat.

Pour Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques de l'ULB (1), il est difficile de faire mieux dans la prévention des attentats qui, même s'il faut relativiser la menace des returnees, vont se multiplier...

Victimes par milliers, exode massif, destructions : les civils, à commencer par les plus jeunes, paient un lourd tribut à la libération de Mossoul, proclamée le 9 juillet. Comment soigner les corps et les âmes ?

"L'intérêt des Occidentaux est d'assurer une stabilité immédiate à Raqqa, une fois reconquise, pour écarter la menace djihadiste sous-jacente", analyse l'ancien ambassadeur français à Damas Michel Duclos.