Tout sur Crise sanitaire

La Belgique connaît une nouvelle hausse des contaminations au Covid. Prévisible, selon le virologue Steven Van Gucht, qui préfère se concentrer sur les chiffres des hospitalisations. "C'est le plus important", dit-il au Vif, alors que la Flandre va virer au rouge (mais à quel point est-ce encore pertinent ?) et que le Covid Safe Ticket est entré en vigueur à Bruxelles. Entretien.

L'enquête sur l'image du secteur hospitalier auprès des Belges donne des résultats attendus mais aussi d'autres qui le sont moins, surtout avec la crise sanitaire. Points noirs: l'accessibilité, les délais pour un rendez-vous, un manque d'informations.

Surmortalité, absence de matériel, dépistage tardif, isolement, solitude, détresse psychologique... Le bilan de la crise sanitaire a été lourd dans les maisons de repos et les conséquences se font déjà ressentir. Le nombre de résidents aurait baissé de 6,5% entre 2019 et 2020, selon une étude des Mutualités libres.

Un Belge sur trois aurait préféré que les mesures sanitaires soient assouplies plus lentement qu'elles ne l'ont été en juin. C'est l'un des résultats surprenants de l'enquête corona menée par Le Vif et Knack, en collaboration avec le bureau d'études Kantar. Les Belges sont toujours inquiets.

Dix mois que ça dure et que le coronavirus met nos vies et nos nerfs à rude épreuve: les gens, le cinéma, les petits cafés nous manquent. Le travail, pour certains. Et la lumière, pour tous. Bref, en ce mois de janvier, nous sommes éreintés. Le mal est collectif, comme la pandémie, mais les répliques à cette lassitude générale reposent beaucoup sur les individus.

Kevin, infirmier aux urgences du CHU de Liège depuis 12 ans, est au front depuis huit mois pour soigner les patients covid. Il a accepté de nous faire part de ses impressions. "Que ce soit le personnel ou l'infrastructure, tout est à bout. On court derrière un problème, on n'est pas en train de l'attendre." Entretien.

"Personne ne sait combien de temps la crise sanitaire va durer mais il faut tenir". Ces mots écrits au mois de mars, on n'aurait voulu jamais les réécrire et pourtant 7 mois plus tard, ils restent criants d'actualité. L'édito d'Anne-Sophie Bailly.