Tout sur crise politique

Les Flamands et les Wallons n'ont-ils vraiment rien en commun ? Ce n'est pas tout à fait vrai. La preuve avec dix choses que nous partageons avec la Flandre et qui font la culture belge.

Albert II a bien mérité de la patrie. L'heureux dénouement, au bout de 541 jours d'impasse politique, c'est aussi au roi que le pays le doit. Une infinie patience, une sacrée résistance, la dose d'humour qui décoince, l'accès public de colère qui détonne : le roi a puisé dans ses ressources pour couronner de succès sa modeste mission de décrispateur. Ce titre de personnalité de l'année 2011, il ne l'a pas volé.

Comme beaucoup de citoyens, le roi en a marre de la crise politique mais il n'a aucune intention d'abdiquer a affirmé Pierre-Yves Monette, conseiller honoraire au cabinet du souverain lors du débat dominical de RTL-TVi.

Au moment où ils viennent de fêter le dixième anniversaire de leur parti, les indépendantistes de la N-VA oscillent entre triomphalisme et paranoïa. Exclus des négociations en cours au niveau fédéral, mais toujours membres du gouvernement flamand, ils sont inquiets... et ils inquiètent.

Soixante ans, et soudain très seul à table... Le formateur et patron du PS se mesure à sept présidents de parti d'une autre génération. Hors Di Rupo, l'avenir institutionnel du pays va se négocier à 38,5 ans de moyenne d'âge. Jamais la jeunesse n'a été autant au pouvoir. Mais l'imagination ?

Le député Hendrik Bogaert (CD&V) a répété mardi, au micro de Matin Première, l'opposition radicale de son parti à l'élargissement de Bruxelles en contrepartie de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. "Les frontières de la Flandre sont fixées pour des centaines d'années", a-t-il dit.

Pour un homme clé de la sortie de crise, le jeune président du CD&V fait figure de maillon faible de la chaîne des négociateurs qui reprennent le collier. Wouter Beke au pied du mur : sera-t-il à la hauteur des attentes francophones ? La réponse se cache dans les ressorts méconnus de son ascension.

Le vice-président du PS, Philippe Moureaux, s'est dit favorable à la résolution rapide du dossier de la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) lors des négociations qui doivent reprendre la semaine prochaine entre huit partis, tout en affichant son "scepticisme" face au nombre d'inconnues.

Les présidents des huit partis impliqués dans les négociations sur la formation d'un futur gouvernement ont avancé leur première réunion au vendredi 19 août, rapportent les quotidiens "le Soir" et "De Standaard".

Il a fallu 404 jours pour qu'enfin une timide avancée se profile à l'horizon. A la mi-août, 8 partis - PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen !, CDH et CD&V - se retrouveront enfin pour négocier. L'équilibre reste fragile, mais l'enjeu, crucial. Voici dix raisons pour lesquelles la Belgique n'est pas condamnée.

Le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt (PS) n'est pas favorable à la tenue d'élections simultanées en Belgique, pas plus qu'à la création d'un arrondissement électoral fédéral, deux propositions incluses dans la note du formateur Elio Di Rupo, confie-t-il dans l'hebdo flamand Knack.

"Mon parti a pris un risque énorme en acceptant de négocier mais il ne pouvait pas faire autrement", dit le député flamand CD&V Eric Van Rompuy dans un entretien accordé à Knack. "Il n'y a plus qu'une solution pour nous: nous devons engranger des résultats".

La présidente du cdH, Joëlle Milquet, croit que les huit partis autour de la table de négociations parviendront à conclure un accord communautaire, indique-t-elle dans une interview aux quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.

D'après un sondage de RTL réalisé par Belga/Ivox, les néerlandophones sont plus nombreux que les francophones à croire en l'avenir de la Belgique. Le sentiment d'appartenance, le risque de séparation mais aussi le rôle du roi ont été abordés. Alors, en cette veille de fête nationale, que pensent les Belges de l'avenir de leur pays?

Quatre cents jours après les élections, le formateur démissionnaire Elio Di Rupo qui fête ses 60 ans, poursuit ses contacts informels et ne devrait donc pas encore se rendre chez le Roi aujourd'hui.