Tout sur crioc

Les 22 membres du personnel du CRIOC (Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs) ont appris hier par la presse la condamnation à mort du Centre par le gouvernement Michel 1er. Dans le cadre de sa programmation budgétaire, le nouveau gouvernement fédéral a en effet décidé de supprimer le subside de 1,2 million d'euros dévolu au CRIOC. Or ce subside constitue pour ainsi dire sa seule source de financement.

Le ministre Johan Vande Lanotte, en charge de la Protection des consommateurs, a quelque peu fait marche arrière, mercredi, dans le dossier du Crioc (Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs), en acceptant d'assumer jusqu'au bout ses responsabilités vis-à-vis du personnel. Au début du mois de décembre, il avait pourtant affirmé dans un courrier adressé au conseil d'administration qu'il ne s'y sentait pas tenu puisque le contrat de gestion qui liait le SPF Economie au Crioc avait été suspendu, à son initiative, le 29 mars dernier.

Le ministre de l'Economie et du Commerce Johan Vande Lanotte a l'intention de déposer sur la table d'un prochain Conseil des ministres un projet visant à supprimer le CRIOC (Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs), rapporte ce mercredi La Dernière Heure.

Le ministre Johan Vande Lanotte veut créer un Service fédéral de médiation pour le consommateur. Tous les médiateurs s'y retrouveront... ainsi que, peut-être, le personnel du Crioc.

Le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs (CRIOC), qui pourrait à terme disparaître selon le ministre fédéral en charge de la Protection des consommateurs Johan Vande Lanotte (sp.a), emploie actuellement environ 35 personnes, peut-on lire sur le site internet de l'organisme, dont le siège est situé à Bruxelles.

Les deux audits commandés par le conseil d'administration ont épinglé une série d'erreurs ou de manquements tant dans la méthodologie des enquêtes que dans la gestion du personnel. En voici, en exclusivité, les grandes lignes.

Le conseil d'administration du CRIOC a avancé lundi un "climat de défiance" entre Marc Vandercammen d'un côté et le CA et le personnel de l'autre pour justifier le départ de son ancien directeur. Le conseil reproche également à M. Vandercammen d'avoir dressé, au nom du CRIOC, un bilan fort positif des résultats partiels de l'audit, alors que ceux-ci pointaient tout de même d'"importants problèmes" d'ordre méthodologique dans les enquêtes du Centre et une gestion des ressources humaines "trop centralisée".

Marc Vandercammen a appris par la presse son licenciement du Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs. L'ex-directeur du Crioc dit "tomber des nues" et devrait rapidement prendre contact avec ses avocats pour étudier la situation et envisager des actions.

Le directeur général du Crioc (Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs), Marc Vandercammen, a été licencié ce vendredi midi. La décision a été prise par le conseil d'administration de la Fondation d'utilité publique.

Le conseil d'administration du Crioc, convoqué ce jeudi midi pour une réunion de crise, s'est achevé vers 16 h. Les administrateurs ont décidé de ne communiquer le contenu de leurs discussions à la presse que ce vendredi 22 juin.

Les administrateurs du Crioc (Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs) ont décidé de convoquer une réunion de crise ce jeudi, après la publication, par le directeur général Marc Vandercammen, d'un communiqué de presse relatif aux deux audits qui viennent d'y être réalisés.

Les enquêtes du Crioc ne font pas l'objet de fraude intentionnelle. Mais de sérieuses corrections méthodologiques pourraient lui rendre toute sa crédibilité. Et si le personnel actuel ne subit pas de harcèlement moral, sa gestion ne peut que s'améliorer.

Les audits internes sur la gestion des ressources humaines et la qualité des enquêtes sont bouclés. L'audit demandé par le ministre de l'Economie n'est, en revanche, pas encore prêt. Or la négociation du nouveau contrat de gestion en dépend.

Le secrétaire général de la Ligue des Familles, Denis Lambert, a décidé de quitter le conseil d'administration du Crioc (Centre de recherche et d'informations des organisations de consommateurs). "Sur la base du mandat qui m'avait été donné, je ne peux pas continuer à y siéger", a-t-il déclaré.