Tout sur Coronavirus

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 70.000 morts dans le monde, dont près des trois quarts en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Des nouveaux cas de Covid-19 sont confirmés chaque jour dans le monde. L'Italie et la France, avec l'Espagne et l'Allemagne, font partie des pays les plus touchés en Europe. La Belgique n'est pas non plus épargnée. On fait le point sur l'évolution de la maladie et l'augmentation du nombre de personnes infectées en Belgique.

La colère sociale née en octobre 2019 n'est pas éteinte. Si la crise sanitaire liée au coronavirus en a réduit les expressions, elle pourrait aussi l'attiser. Pour les derniers manifestants, la dénonciation du marasme social, aggravé par la corruption, reste prioritaire.

L'anthropologue qui avait annoncé la crise des subprimes de 2008 prédit que le nombre de morts du Covid-19 aux Etats-Unis sera au moins dix fois supérieur à celui des décès en Chine : "Dans six semaines, les Etats-Unis seront à terre." Il fustige les dangers de l'ultralibéralisme et appelle à un retour de l'Etat-providence.

Le secteur des soins de santé est au bord de la crise de nerfs. Applaudis publiquement mais délaissés dans leur quotidien : c'est le sentiment qu'expriment les infirmiers ou les aides-soignants. Pourtant, la bataille contre l'épidémie est loin d'être finie.

"Nous devons plancher dès à présent sur un scénario de sortie de crise", a fait valoir jeudi la Première ministre Sophie Wilmès en séance plénière de la Chambre. Les mesures de confinement prises par le Conseil National de Sécurité en vue d'enrayer la propagation du coronavirus (Covid-19) sont en vigueur jusqu'au 19 avril inclus, avec une prolongation possible jusqu'au 3 mai.

Avouons-le : on ne voudrait pas être à leur place. En temps normal, ce n'est déjà pas simple de gouverner en Belgique. Alors, en ces temps dantesques... La marge de manoeuvre des responsables politiques est étroite. Quoi qu'ils fassent, ils savent qu'ils seront jugés responsables de ce qui se passe. Et même de ce qui ne se passe pas.

L'auteur est un homme blanc de trente-cinq ans, belge, résidant à Liège ; philosophe de formation, membre de l'internationale du prolétariat intellectuel que sécrète, depuis plusieurs décennies, le capitalisme cognitif, il était employé à titre temporaire dans une haute-école namuroise lorsque l'état d'exception imposé par la crise - sanitaire, et tout aussi bien sociale, économique, politique - du Covid-19 le surprit. Plutôt que de livrer les états d'âme d'un philosophe confiné, il s'agira seulement ici de marquer un point d'orientation politique minimal, du reste indispensable dans cette période incertaine.

Le gouvernement flamand ira chercher loin dans ses poches pour aider financièrement les entreprises et les personnes, mais "il ne pourra jamais compenser toutes les pertes", a affirmé mercredi le ministre-président Jan Jambon. "Nous n'avons pas assez d'argent pour cela. Le gouvernement n'est pas en mesure de compenser toute la différence."