Tout sur Corée du Sud

Le secteur des soins de santé est au bord de la crise de nerfs. Applaudis publiquement mais délaissés dans leur quotidien : c'est le sentiment qu'expriment les infirmiers ou les aides-soignants. Pourtant, la bataille contre l'épidémie est loin d'être finie.

"Testez, testez, testez", martèle l'OMS pour combattre le coronavirus. Mais tester qui et pourquoi? Efficace dans un pays-modèle comme la Corée du Sud, la stratégie de dépistage massif ne peut pas s'appliquer partout de la même manière en l'état actuel des choses, soulignent des experts.

Depuis des semaines, à travers toute l'Asie, les autorités ont intensifié leurs efforts pour ralentir le coronavirus. Mais une seconde vague de contaminations est enregistrée dans des régions qui pensaient l'épidémie sous contrôle.

Le 19 janvier, le microbiologiste Herman Goossens et ses collègues ont déjà estimé que le coronavirus avait tout pour devenir la tempête parfaite. Malheureusement, cela s'est avéré être le cas. "Nous devons évaluer la situation au jour le jour et ajuster notre approche si nécessaire. Sinon, il pourrait être trop tard".

Un malade capable de contaminer des dizaines voire des centaines de personnes ? Discuté, le concept de "super-contaminateur" de virus reste en partie une énigme pour les médecins, tant les différents facteurs de transmission sont difficiles à démêler.

Une décision sur la fermeture de toutes les écoles et universités d'Italie pour contrer l'épidémie de coronavirus sera prise "dans les prochaines heures", a déclaré mercredi la ministre de l'Education Lucia Azzolina, peu après que plusieurs agences italiennes eurent annoncé que la décision avait déjà été prise.