Tout sur contrôle budgétaire

Le patron de l'administration fiscale des Finances, Hans D'Hondt, a assuré lundi devant les députés wallons que son administration n'avait voulu piéger personne en annonçant tardivement une moins-value de 750 millions d'euros aux entités fédérées peu avant le contrôle du budget 2015.

Le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix, doute de la véracité de l'ajustement budgétaire du gouvernement Michel ce week-end, vu l'erreur qui a déjà été repérée selon lui sur le mécanisme de transition de la loi spéciale de financement. Il n'inscrira à l'ajustement budgétaire wallon aucun élément supplémentaire tant que les chiffres provenant du fédéral n'auront pas été clarifiés. Une erreur que dément le gouvernement fédéral.

Un effort de 524 millions d'euros devra être réalisé pour respecter l'objectif d'un déficit de 2,5% pour l'Entité I (budget fédéral et Sécurité sociale), tel que convenu dans le Programme de stabilité déposé auprès de la Commission européenne, selon le Comité de monitoring.

Le Comité ministériel restreint a repris ce jeudi vers 17 heures les travaux de contrôle budgétaire interrompu mercredi soir. Les diverses informations disponibles dans l'après-midi dans les couloirs du parlement laissaient supposer qu'une fumée blanche était peu probable dans la soirée.

Le ministre de l'Économie Johan Vande Lanotte (sp.a) préconise le recours à la méthode de la "râpe à fromage" lors du contrôle budgétaire de début mars, c'est-à-dire une multiplication de petites mesures diverses pour ramener le déficit budgétaire sous les 2,8 pc du produit intérieur brut (PIB).

Thierry Giet, le président faisant fonction du PS, souligne que les futures mesures devront se prendre en concertation avec les partenaires sociaux. Des propos qui font réagir Alexander De Croo puisque pour ce dernier il y a encore de la marge pour faire des économies.