Tout sur Conseil central de l'économie

Le Conseil central de l'économie (CCE) et le Conseil fédéral de développement durable (CFDD) ont exprimé vendredi leur approbation globale des cinq axes et de la direction proposée par le projet de plan de relance post-covid, avalisé fin janvier par le gouvernement fédéral après des négociations avec les entités fédérées, tout en lui recommandant d'éviter le "saupoudrage" des moyens financiers.

"Il y a urgence (...), la Belgique est inadaptée sur le plan socio-économique dans une perspective de long terme", tel est le message principal du rapport "Emploi et compétitivité 2018-2019" du Conseil central de l'économie (CCE), dont La Libre a consulté les conclusions.

"Il faut éviter à tout prix de nouvelles augmentations de taxes à la consommation", clame le Conseil central de l'économie dans une note relayée samedi par La Libre. La pression subie par le secteur alimentaire en Belgique est due à l'accroissement des achats transfrontaliers, regrette l'organisme qui réunit les partenaires sociaux.

La concertation entre patrons et syndicats au sein du Groupe des Dix a échoué. Les représentants des travailleurs n'acceptent pas la "maigre marge salariale" de 0,8% et "la position rigide des employeurs". Ils ont dès lors décidé de passer à l'action, ont-ils annoncé mardi après avoir consulté leurs instances respectives. La CSC, la FGTB et la CGSLB organiseront une grève nationale le mercredi 13 février, dans tous les secteurs et à travers tout le pays.

Les partenaires sociaux réunis au sein du Groupe des Dix se sont quittés lundi vers 16h à l'issue de trois heures de discussions qualifiées de "constructives" par le président de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), Bernard Gilliot. Syndicats et patronat se retrouveront mercredi, dès 14h, en espérant aboutir à un accord sur la norme salariale. Parmi les négociateurs, on évoque toutefois des discussions "très difficiles".

Le syndicat socialiste FGTB tire la sonnette d'alarme sur un possible blocage des salaires. Les premiers chiffres du Conseil central de l'Économie (CCE), qui calcule tous les deux ans la hausse salariale possible, souligne qu'il y a "peu ou pas de marge" pour une hausse salariale ces deux prochaines années. Inacceptable pour les travailleurs, selon la FGTB. La marge salariale serait donc nulle.

Une "forte" hausse salariale et le maintien du crédit-temps fin de carrière pour les travailleurs à partir 55 ans sont les deux points principaux que le syndicat socialiste défendra lors de la concertation sociale.