Tout sur Confinement

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné vendredi matin un jeune homme de 23 ans à une peine de travail de 125 heures pour ne pas avoir respecté les mesures de confinement mises en place afin de ralentir la propagation du coronavirus. Il s'agissait du premier procès en procédure accélérée pour infraction aux décisions prises par le gouvernement fédéral à la mi-mars dernier.

À l'heure d'écrire ces lignes, la Belgique entière est confinée. Les activités sportives sont strictement limitées, et à l'extérieur, il ne reste plus que le vélo ou le jogging, à pratiquer seul ou maximum à deux, avec les distances de sécurité. Oui, mais que faire si l'on n'aime pas courir ?

"Nous devons plancher dès à présent sur un scénario de sortie de crise", a fait valoir jeudi la Première ministre Sophie Wilmès en séance plénière de la Chambre. Les mesures de confinement prises par le Conseil National de Sécurité en vue d'enrayer la propagation du coronavirus (Covid-19) sont en vigueur jusqu'au 19 avril inclus, avec une prolongation possible jusqu'au 3 mai.

L'auteur est un homme blanc de trente-cinq ans, belge, résidant à Liège ; philosophe de formation, membre de l'internationale du prolétariat intellectuel que sécrète, depuis plusieurs décennies, le capitalisme cognitif, il était employé à titre temporaire dans une haute-école namuroise lorsque l'état d'exception imposé par la crise - sanitaire, et tout aussi bien sociale, économique, politique - du Covid-19 le surprit. Plutôt que de livrer les états d'âme d'un philosophe confiné, il s'agira seulement ici de marquer un point d'orientation politique minimal, du reste indispensable dans cette période incertaine.