Tout sur Confinement

De nouvelles mesures de restriction entrent en vigueur ce samedi, un an après le premier confinement strict, et alors que tous les indicateurs liés à la pandémie de coronavirus sont au rouge. Ainsi, les commerces non essentiels ne sont plus ouverts que sur rendez-vous, les coiffeurs et autres métiers de contact non médicaux baissent de nouveau leurs volets tandis que la bulle sociale à l'extérieur repasse à quatre personnes.

Un troisième confinement strict et court pour le mois d'avril est sur la table des discussions. Quel serait-il l'impact économique d'une telle mesure sur les commerces et les activités contraintes à fermer ? Réponses avec Alain De Crombrugghe, docteur en sciences économiques d'Harvard (États-Unis) et doyen de la faculté des sciences économiques à l'Université de Namur.

La Belgique aurait-elle pu éviter une reprise des contaminations et des hospitalisations avec des mesures plus drastiques ? Si le virologue Marc Van Ranst préconise un renforcement des mesures, voire un lockdown total, d'autres estiment que cette situation était inévitable. Selon Emmanuel André, médecin microbiologiste de la KULeuven, une "approche trop sectorisée ne suffit pas" pour aplanir cette courbe ascendante.

"C'est le virus qui est le maître du temps", a affirmé le ministre-président wallon Elio Di Rupo sur le plateau de l'émission "Jeudi en prime" sur la RTBF. Selon lui, le comité de concertation convoqué vendredi envisagera le report au 19 avril des mesures d'assouplissements qui avaient été annoncées pour le 1er avril.

Le Premier ministre Alexander De Croo s'est entretenu mercredi soir avec les ministres-présidents des Régions de la situation sanitaire et de l'évolution des chiffres jugée "préoccupante". Il prendra jeudi une décision quant à l'opportunité d'avancer ou non la prochaine réunion du Comité de concertation initialement prévue le 26 mars, a-t-on appris mercredi soir dans l'entourage du Premier ministre.

Entre le 25 février et le 3 mars, il y a eu en moyenne 151,9 admissions à l'hôpital par jour, soit une augmentation de 20% par rapport à la période de référence précédente. Au total, 1.901 personnes sont hospitalisées en raison du Covid-19, dont 434 patients traités en soins intensifs, selon les chiffres de l'Institut de santé publique Sciensano mis à jour jeudi matin.

Une série de nouvelles règles entrent en vigueur ce 1er mars 2021. Zoom sur les différentes mesures.

Les autorités ont donné une conférence de presse ce lundi à 14h30. L'objectif ? Apporter une analyse scientifique honnête de la situation épidémiologique dans laquelle la Belgique se trouve à l'heure actuelle, mais également montrer l'impact des scénarios futurs possibles.

L'opposition a interpellé la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden jeudi à la Chambre, estimant que les mesures sanitaires prises par arrêtés ministériels posaient question en matière de respect des droits fondamentaux.

"La situation ne justifie pas à ce jour" un nouveau confinement, a indiqué jeudi Jean Castex, tout en affirmant que l'exécutif n'hésiterait "pas à prendre (ses) responsabilités" en cas de "dégradation forte et rapide" des indicateurs sanitaires en raison de l'épidémie de Covid-19.

Le variant britannique est déjà à l'origine de deux tiers de toutes les infections au coronavirus aux Pays-Bas, selon les calculs effectués par l'Institut national pour la santé publique et l'environnement (RIVM). Celui-ci avertit mardi que "l'assouplissement des mesures ne peut se faire qu'avec la plus grande prudence", alors que, selon certaines sources, le gouvernement néerlandais pourrait annoncer une prolongation du confinement ce mardi soir.

Alexandre Heeren, professeur à l'Institut de recherche en sciences psychologiques de l'UCLouvain et chercheur qualifié au FNRS, revient pour LeVif.be sur l'impact psychologique, dévastateur pour certains, du confinement. Il donne des conseils pour mieux vivre cette période inédite qui se répète et perdure.

Sur le continent européen, la Finlande est le pays qui a le mieux maîtrisé l'épidémie de covid : le taux de décès est en effet le plus bas de l'UE. Mais comment ce pays scandinave est-il parvenu à contenir efficacement la deuxième vague ? Explications.