Tout sur confédéralisme

La situation n'a jamais été aussi favorable à un saut en avant rapide vers une Belgique confédérale : " Le PS et le CDH nous ont fait un cadeau merveilleux en se hâtant dans les Régions ", explique Eric Defoort, père fondateur de la N-VA. Le regard tourné vers le référendum pour l'indépendance de l'Ecosse.

Ministre surprise du gouvernement flamand, Sven Gatz (Open VLD) fait son grand retour en politique après des fonctions à l'Union des brasseurs belges. Son point de vue sur la nouvelle donne politique est d'autant plus intéressant.

La Belgique n'est pas encore née qu'un essai d'architecture confédérale lui est appliquée. Mais la construction imaginée par les révolutionnaires belges de 1790 se révèle bien trop boiteuse pour pouvoir durer.

La présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten a affiché dimanche sa "sympathie" à l'égard de la proposition de Groen de créer une "circonscription fédérale", quelques jours après avoir pris ses distances avec le "confédéralisme" défendu, avec des nuances, par le centre et la droite flamande, mais surtout mis en avant par la N-VA depuis quelques années.

La présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, ne veut plus du mot "confédéralisme". Elle proposera en novembre, lors d'un congrès de son parti, de positionner les libéraux flamands en faveur d'une Belgique fédérale avec des entités fédérées fortes et non plus en faveur d'une Belgique confédérale, rapporte vendredi "Het Laatste Nieuws".

La N-VA s'est approprié ces derniers jours le concept de confédéralisme, qu'elle voit comme une étape prochainement réalisable vers l'indépendance de la Flandre. Mais d'autres partis l'interpellent sur ce qu'elle entend réellement par ce mot.

L'indépendance de la Flandre, qui figure pourtant dans les statuts de la N-VA, ne bénéficie actuellement pas de suffisamment de soutien dans l'opinion flamande. C'est pourquoi le parti préconise le confédéralisme, "la plus acceptable et la plus efficace des solutions", juge vendredi le député Ben Weyts dans une interview à Metro.

Le libéral Jean-Luc Crucke appelle Wallons et Bruxellois à abandonner leurs peurs et à accepter des transferts de compétences "massifs". Il veut aussi renforcer les droits des francophones de Flandre, où qu'ils vivent.

Le Parti Populaire (PP) est la première formation politique francophone à se prononcer en faveur du confédéralisme, a annoncé mardi Mischaël Modrikamen au nom de son parti, créé il y a un an. La Belgique comprendrait dès lors 3 ou 4 Régions, qui lèveraient l'impôt, permettant ainsi aux Francophones de ne plus se présenter en mendiants, a-t-il dit.

Alors que le président de la N-VA, Bart De Wever, fera rapport au roi de sa mission d'information jeudi et que l'incertitude est toujours de mise quant à la formation de la nouvelle coalition, le président du FDF, Olivier Maingain, répète dans une interview au Télé-Moustique son aversion au confédéralisme voulu par le nord du pays.