Tout sur concertation sociale

Le Mouvement réformateur a entamé ce samedi à Wavre la "tournée des voeux" d'Olivier Chastel dans les différentes fédérations du parti. Le président du MR en a profité pour se montrer très critique envers le gouvernement wallon, fustigeant notamment sa politique fiscale, et les syndicats à la "logique d'un autre siècle".

Chacun, ou presque, peut faire appel à eux quotidiennement : facteurs, puéricultrices, pompiers, conducteurs de train, infirmières et enseignants... Ces personnes qui, jour après jour, prêtent une oreille attentive à la société ne sont, eux-mêmes, pas écoutés par leur employeur, l'État. Voilà la source de nouvelles actions sociales.

Au sein du gouvernement Michel, on tire à boulets rouges sur la FGTB, tout en ménageant la CSC, après le refus syndical du projet sur les prépensions. Le MR, reconnaît-on, est sur la même longueur d'ondes que la N-VA sur le sujet.

C'est entendu, un contrat est un contrat. Les travailleurs âgés qui ont accepté, souvent par égard envers leurs collègues plus jeunes, de partir à la prépension parfois dès... 52 ans ne l'ont pas toujours fait de gaieté de coeur. Nombreux sont ceux qui auraient voulu poursuivre leur activité. Et Etat, syndicat et patronat se doivent de garantir un minimum la parole donnée.

Les responsables syndicaux se montraient attentistes lundi matin avant la réunion du Groupe des 10, qui devait se pencher sur la proposition du gouvernement visant à assouplir la réforme des prépensions. Aucun d'entre eux n'a prononcé le mot "actions". "D'abord le contenu, ensuite la stratégie", a déclaré le président de la CSC, Marc Leemans.

Depuis la fin du 19e siècle, on peut mettre au crédit des syndicats de nombreuses avancées sociales qui ont amélioré la vie quotidienne de nos compatriotes. Citons notamment : la reconnaissance (de principe) du droit de grève (1866), la réglementation du travail des femmes et des enfants (1889), la loi sur les accidents de travail (1903), le repos dominical (1905) la loi sur les 8 heures quotidiennes (1921), les premiers congés payés (6 jours par an en 1936) et le minimex (1974).

La question du saut d'index reste un problème dans le cadre des négociations sur une éventuelle marge salariale, ont fait savoir les syndicats jeudi en fin d'après-midi à leur arrivée au siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à l'occasion d'une nouvelle réunion du Groupe des 10.

Les partenaires sociaux, réunis au sein du Groupe des 10, ont interrompu leurs négociations lundi vers 20h30, sans avoir trouvé d'accord sur la formation des salaires, a annoncé la présidente du Groupe des 10 et présidente de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), Michèle Sioen.

Réunie en Comité national, la CNE a décidé de déposer un préavis général d'action pour couvrir tous les arrêts de travail et autres actions menées en janvier et en février dans les entreprises, dans le cadre de la mobilisation contre les mesures du gouvernement Michel, a-t-elle annoncé vendredi.

Les hauts responsables patronaux et syndicaux, réunis au sein du Groupe des 10, se réuniront à nouveau lundi, avec pour objectif ambitieux d'aboutir d'ici la fin du mois de janvier à des accords concernant l'évolution salariale, l'enveloppe bien-être, la prolongation des conventions collectives de travail (CCT) bisannuelles existantes et la conclusion de CCT-cadres.