Tout sur commémorations

Le Japon commémore samedi la capitulation sans condition du pays prononcée le 15 août 1945, un 70e anniversaire qui pourrait conduire des responsables politiques au sanctuaire Yasukuni où sont honorés des soldats morts au combat, mais aussi des criminels de guerre.

La télévision nord-coréenne a diffusé mercredi des images de l'hommage rendu par des dizaines de milliers de Nord-Coréens à Kim Jong-Il, à l'occasion du troisième anniversaire de la mort du dirigeant du régime hermétique.

Plus que jamais, en 2014, l'Histoire se sera taillée une part de lion dans l'actualité. Un passé éminemment présent. Retour des spectres de la collaboration, tel Bob Maes, ce poltergeist introduit par Theo Francken dans la paisible maisonnée suédoise : une mise en ménage hantée par une mémoire jamais apaisée. Une séquence historique jamais désamorcée, qui continue de diviser. Tout l'inverse de la fièvre commémorative autour du centenaire de la Grande Guerre qui atteindra son point culminant (pour cette année) avec l'Armistice du 11 novembre. Médias et politiques sont fins prêts.

Pas une allusion lors des grandes commémorations, aucune trace à la grande expo bruxelloise sur 14-18. Le Mouvement flamand a beau jeu de crier à la conspiration du silence.

Le roi Philippe, le Premier ministre Charles Michel, la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian ont rendu hommage aux millions de victimes, militaires et civiles, tombées pendant la Grande Guerre, mardi lors des commémorations marquant les cent ans de l'inondation de la plaine de l'Yser et la première bataille d'Ypres.

Ils sont entrés en guerre sous le casque à pointe de l'envahisseur prussien. Ils en sont sortis vaincus, puis décrétés belges malgré eux. Les germanophones abordent le centenaire de la Grande Guerre avec un héritage lourd à porter.