Tout sur collaboration

Suite à la question soulevée par l'hebdomadaire satirique Ubu Pan, l'émission de la VRT Terzake a réalisé une enquête sur le grand-père de Laurette Onkelinx (PS). Ce dernier était-il un collaborateur ? En tout cas, Maurice Onkelinx était bourgmestre faisant fonction de la commune limbourgeoise de Jeuk pendant la guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été privé de ces droits civiques pendant cinq ans.

Loin des polémiques du monde politique, les historiens flamands et francophones tordent le cou aux idées reçues : ils dévoilent les vraies motivations des collabos flamands, ou encore le profil inattendu de la collaboration armée francophone.

L'historien et ancien ministre socialiste Philippe Moureaux ne considère pas l'amnistie comme un tabou. Cette opinion à contre-courant, il s'y est rallié progressivement. Mais sans jamais l'exprimer en public. Retraité de la vie politique depuis cinq mois, il livre pour la première fois le fond de sa pensée.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a indiqué mercredi à la VRT-Radio ne pas souhaiter réagir au débat houleux qui s'est tenu mardi lors de la rentrée parlementaire en pleine polémique sur la collaboration avec le régime national-socialiste allemand qu'il a préféré ranger au rayon des "foutaises" qui animent la politique belge, singulièrement du côté francophone.

Les sites Internet sur Degrelle et la Légion Wallonie sont truffés d'erreurs et d'inepties. Constat qui a incité l'historien Eddy De Bruyne à s'attaquer à nouveau aux légendes qui entourent l'engagement sur le front de l'Est.

Le volumineux rapport en deux tomes de La Belgique docile est mis à la disposition du grand public sous la plume aérée et lisible de l'historienne Anne Roekens. Plongée utile dans un passé difficile.

Dans une tribune publiée par le journal flamand De Standaard, Bart De Wever parle du "mythe wallon" selon lequel la collaboration serait un phénomène essentiellement flamand et estime que la Wallonie n'assume pas son passé collaborationniste, contrairement à la Flandre. La présidente du parlement wallon, Emily Hoyos, juge ces propos inadéquats.