Tout sur Cium

"La situation actuelle est grave", estiment mercredi soir dans un communiqué la Fédération des étudiants francophones (Fef) et le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (Cium). La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), avait exprimé en matinée son mécontentement envers l'examen d'entrée en médecine organisé cette année en Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'opposition écologiste en Fédération Wallonie-Bruxelles a déposé mercredi une proposition de décret visant à permettre à tous les reçus-collés de passer en deuxième bachelier de médecine ou dentisterie, après l'arrêt du Conseil d'Etat autorisant sept reçus-collés à s'inscrire provisoirement en 2e bachelier.

Le Conseil d'Etat a suspendu mardi en extrême urgence les décisions de ne pas classer en ordre utile sept étudiants en médecine ayant présenté le concours organisé en fin de 1re bachelier, en juin dernier, a indiqué à Belga l'avocat des requérants, Jean Laurent. La Haute juridiction a estimé "qu'à défaut d'avoir fixé un contingentement fédéral pour 2022, le quota de la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles, ndlr) présentait des doutes sérieux quant à sa constitutionnalité".

Les associations étudiantes sont peu enthousiastes concernant l'avant-projet de décret d'examen d'entrée pour accéder aux études de médecine et de dentisterie, qui devait être approuvé mercredi matin par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Réticentes au principe d'un examen d'entrée, les associations s'inquiètent également de l'absence d'une deuxième session.

La décision du Conseil d'État de suspendre le classement du concours de médecine organisé par l'université de Liège en fin de 1ère médecine a pour effet d'autoriser tout étudiant ayant réussi les 45 crédits nécessaires à passer en 2e année de bachelier, estime l'Unécof, l'Union des étudiants de la communauté française.

Le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (CIUM) a exprimé mardi sa "stupeur" et son "effroi" après les propos du recteur de la KULeuven et ancien sénateur CD&V, Rik Torfs, et des nationalistes flamands au sujet des quotas Inami. Il dénonce un "odieux chantage politique" à la scission de la sécurité sociale.