Tout sur Charles Michel

L'image du trio Erdogan/Michel/von der Leyen à Ankara a choqué le public européen, réaction très normale. Comme souvent dans les affaires européennes, la réalité est multiple et complexe. L'image cache aussi une dégénérescence importante de la politique étrangère de l'Europe, fort paradoxale au moment où tout le monde souligne les menaces plus grandes qui pèsent sur elle. Ankara ne constitue hélas qu'un symptôme d'une dérive répétée.

Le "Sofagate" a fait son retour sur le devant de la scène européenne à l'occasion de l'ouverture de la plénière du Parlement européen, lundi. Le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen étaient appelés à faire le point sur le sommet européen de fin mars et la visite des deux responsables à Ankara le 6 avril.

Les groupes politiques du Parlement européen ont sommé mardi les deux dirigeants des institutions de mettre un terme à leur querelle après l'incident protocolaire d'Ankara et de trouver une solution pour parler d'une seule voix sur la scène internationale.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a reçu lundi le président du Conseil européen Charles Michel pour la première fois depuis l'incident protocolaire du "Sofagate" à Ankara et l'a averti qu'elle "ne permettra pas qu'une telle situation se reproduise".

La rencontre hebdomadaire, ce lundi à 17h00, entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil, Charles Michel, offrira aux deux dirigeants une occasion de trouver un modus vivendi pour la représentation de l'UE lors de missions à l'étranger, à la suite de l'incident protocolaire du Sofagate.

Une vidéo montre le président du Conseil européen snober la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, pour s'asseoir sur l'un des deux seuls fauteuils disponibles face aux président turc Erdogan. Un incident diplomatique révélateur, à plusieurs titres, dont Charles Michel ne sort pas grandi.

Face à la nouvelle hausse des contaminations par le coronavirus observée dans plusieurs pays du Vieux Continent, le président du Conseil européen, Charles Michel, a décidé d'organiser en visioconférence le sommet prévu jeudi et vendredi Les chefs d'État et de gouvernement étaient normalement attendus à Bruxelles.

Le président du Conseil européen Charles Michel a insisté sur le fait qu'un renforcement de l'Union européenne, pour laquelle il promeut une autonomie stratégique, signifiait aussi une Otan plus forte, vendredi à l'entame de la deuxième journée d'un sommet européen par visioconférence.