Tout sur Champs-Elysées

Cent cinquante-huit personnes au total ont été placées en garde à vue samedi en marge des violences qui ont émaillé l'acte 45 des "gilets jaunes" et la Marche pour le climat dans la capitale, a-t-on appris dimanche auprès du parquet. C'est le bilan le plus élevé depuis le week-end du 1er-Mai à Paris, où 315 personnes avaient été placées en garde à vue.

Journée sous tension samedi à Paris: les forces de l'ordre ont dispersé dans la matinée plusieurs petits attroupements de personnes se revendiquant "gilets jaunes", notamment sur les Champs-Elysées, avant le coup d'envoi de marches pour le climat et contre la réforme des retraites.

Un total de 282 personnes ont été interpellées dimanche soir et durant la nuit lors des heurts intervenus dans plusieurs villes de France en marge des célébrations de la qualification de l'Algérie pour la finale de la CAN, la Coupe d'Afrique de football, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur.

Alors que les annonces officielles d'Emmanuel Macron après le grand débat, avortées lundi par l'incendie qui a ravagé Notre-Dame, sont attendues la semaine prochaine, les "gilets jaunes" lui lancent un nouvel "ultimatum" avec un appel national à manifester samedi à Paris, où les autorités redoutent le retour des "casseurs".

Des milliers de "gilets jaunes" qui convergent place de l'Etoile avant que la manifestation ne dégénère en scènes d'émeutes urbaines : samedi, l'acte 18, présenté comme un "ultimatum" lancé au président Macron, a rivalisé avec les épisodes les plus violents de la mobilisation, début décembre.

Boutiques pillées et barricades en feu sur l'avenue des Champs-Elysées, jets de pavés sur les forces de l'ordre émaillaient samedi à Paris une nouvelle journée d'action des "gilets jaunes", en révolte contre la politique sociale et fiscale d'Emmanuel Macron depuis quatre mois.

Le journal français Le Monde s'est de nouveau excusé lundi pour le "malaise" créé par la couverture de son magazine hebdomadaire présentant un montage photographique avec le président Emmanuel Macron, le directeur du quotidien estimant dans un éditorial lundi que "sa publication était une erreur".