Tout sur Chambre des Communes

Le Premier ministre britannique Boris Johnson espère un "vote significatif" sur l'accord obtenu jeudi avec l'Union européenne à propos du Brexit, ce lundi à la Chambre des Communes. C'est néanmoins le président (speaker) de la Chambre des Communes, John Bercow, qui a la main sur cette question, selon les médias anglais.

La journée promet d'être cruciale, voire historique, samedi au parlement britannique. Les "members of parliament" se retrouvent en matinée au Palais de Westminster pour débattre puis se prononcer sur le nouvel accord dégagé par les négociateurs du gouvernement du Premier ministre Boris Johnson et de la Commission européenne en vue du Brexit. L'issue du vote est pour le moins incertaine.

Le parti unioniste nord-irlandais DUP, dont le soutien est crucial pour que le "deal" de Boris Johnson ait une chance de passer l'épreuve de la Chambre des Communes britannique samedi, a répété jeudi en début d'après-midi qu'il ne donnerait pas son feu vert à l'accord dégagé in extremis avec les autres 27 Etat membres de l'Union.

Boris Johnson a essuyé un nouvel échec jeudi lorsque les députés britanniques ont rejeté une motion gouvernementale demandant une pause parlementaire la semaine prochaine qui aurait permis aux conservateurs d'assister au congrès annuel de leur parti, comme le veut l'usage.

Après avoir perdu sa majorité à la Chambre des Communes et échoué à convoquer des élections anticipées mercredi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a accepté jeudi matin de ne pas faire d'obstruction au texte législatif demandant un nouveau report du Brexit.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décidé mercredi de suspendre le Parlement pendant cinq semaines jusqu'au 14 octobre, provoquant la fureur des opposants qui tentent de bloquer une sortie de l'UE sans accord le 31 octobre. Mais en avait-il le droit ?

Les Vingt-sept ont accordé jeudi au Royaume-Uni, lors d'un Sommet à Bruxelles, deux options pour un report du Brexit prévu dans huit jours à peine, laissant plusieurs scénarios à l'appréciation des députés britanniques. La Première ministre Theresa May a accepté cet accord. "Le 12 avril sera une date-clé", a prédit le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept étudiaient jeudi l'octroi à la Première ministre britannique Theresa May d'un report, du 29 mars au 22 mai prochain, de la date d'un Brexit ordonné, pour autant que l'accord de retrait soit approuvé la semaine prochaine par les députés britanniques, selon un projet de conclusions qui circulait dans les couloirs du sommet de Bruxelles.

Le Premier ministre belge Charles Michel n'a pas caché son exaspération, jeudi à son arrivée au sommet européen de printemps à Bruxelles, sur l'incapacité du Parlement britannique à adopter une position claire sur le Brexit, à huit jours de son échéance théorique.

La Première ministre britannique Theresa May s'est dite "déterminée" à mener à bien le Brexit, appelant solennellement les députés à soutenir son accord de divorce, déjà rejeté massivement à deux reprises par la Chambre des Communes. Elle n'a pas donné d'informations concrètes. Son discours semblait principalement destiné à imputer la responsabilité de l'échec aux députés britanniques.

Le gouvernement britannique ne pourra pas soumettre une nouvelle fois au vote des députés son accord de Brexit sans y apporter de changement substantiel, a annoncé lundi le président de la Chambre des Communes John Bercow.

Après un second rejet par les parlementaires britanniques de l'accord négocié avec l'UE, que va-t-il se passer ? Se dirige-t-on plutôt vers un " no deal ", un report ou un second référendum? On fait le point.