Tout sur CGRA

Toutes les instances chargées de l'asile - l'Office des étrangers (OE), le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) et le Conseil du contentieux des étrangers (CCE) - viennent de recruter 211 équivalents temps plein à se répartir, afin d'accélérer le traitement des demandes d'asile.

Pour l'ensemble des demandes d'asile décidées par le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA), au cours des trois premiers trimestres de 2019, le délai moyen de traitement était de 392 jours calendrier.

Au total, 23.443 personnes ont introduit une demande de protection internationale auprès de l'Office des étrangers en 2018, soit une hausse de 19% par rapport à l'année précédente, ressort-il du rapport annuel du Commissariat général au réfugiés et apatrides (CGRA).

Les femmes réfugiées sont souvent absentes des discours politiques, recherches et médias. En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, rendons les visibles car l'histoire des femmes en besoin d'une protection internationale, souvent différente de celle des hommes, mérite d'être racontée.

Les juges flamands du Conseil du contentieux des étrangers (CCE) sont plus sévères que leurs homologues francophones, affirme le site Alter Echos, sur base d'une étude de l'université de Gand et de chiffres qu'il a lui-même compilé. Le taux de reconnaissance du statut de réfugié serait plus faible coté flamand.

Le nombre de demandes d'asile a augmenté de 19% l'an dernier par rapport à 2017, influencé notamment par une hausse des demandes introduites depuis l'été dernier par des Palestiniens, a indiqué jeudi la ministre en charge de l'Asile et la Migration Maggie De Block. Cette dernière veut pouvoir faire révoquer le statut de réfugiés originaires de Gaza.

Deux Soudanais détenus en centres fermés ont été remis en liberté par la justice depuis le début de la semaine suite à la publication, jeudi dernier, du rapport du commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA), a-t-on confirmé de sources concordantes.

Dans un rapport de 14 pages intitulé "le respect du principe de non-refoulement dans l'organisation des retours de personnes vers le Soudan", le CGRA émet un avis nuancé sur les actes posés par le gouvernement belge.

"Le CGRA n'a pas été en mesure d'obtenir des certitudes ou précisions absolues quant à savoir si les faits mentionnés dans la note de l'Institut Tahrir se sont effectivement produits. Il n'existe aucune preuve attestant que les faits sont bel et bien intervenus. De même qu'il n'a pas pu être établi avec certitude que les faits mentionnés n'ont pas eu lieu", écrit le Commissariat général dans son rapport rendu public vendredi.

Les récents développements dans "l'affaire des Soudanais" expulsés vers leur pays d'origine visent à fausser le débat en le réduisant à la sempiternelle et fictive alternative : si on n'expulse pas, c'est la voie vers l'ouverture des frontières. Mais l'enjeu est ailleurs. Il est terrible et nous concerne tous.