Tout sur CGRA

Deux Soudanais détenus en centres fermés ont été remis en liberté par la justice depuis le début de la semaine suite à la publication, jeudi dernier, du rapport du commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA), a-t-on confirmé de sources concordantes.

Dans un rapport de 14 pages intitulé "le respect du principe de non-refoulement dans l'organisation des retours de personnes vers le Soudan", le CGRA émet un avis nuancé sur les actes posés par le gouvernement belge.

"Le CGRA n'a pas été en mesure d'obtenir des certitudes ou précisions absolues quant à savoir si les faits mentionnés dans la note de l'Institut Tahrir se sont effectivement produits. Il n'existe aucune preuve attestant que les faits sont bel et bien intervenus. De même qu'il n'a pas pu être établi avec certitude que les faits mentionnés n'ont pas eu lieu", écrit le Commissariat général dans son rapport rendu public vendredi.

Les récents développements dans "l'affaire des Soudanais" expulsés vers leur pays d'origine visent à fausser le débat en le réduisant à la sempiternelle et fictive alternative : si on n'expulse pas, c'est la voie vers l'ouverture des frontières. Mais l'enjeu est ailleurs. Il est terrible et nous concerne tous.

L'enquête confiée par le gouvernement fédéral au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) ne vise pas à établir la responsabilité politique de Theo Francken dans le dossier du rapatriement de ressortissants soudanais, a expliqué lundi le chef de groupe MR, David Clarinval, au micro de La Première, confirmant ce qui était déjà communiqué dimanche soir de source gouvernementale.

La Tunisie et le Maroc ne figurent pas pour le moment dans la liste des pays d'origine sûrs, a indiqué vendredi Theo Francken (N-VA) à l'issue du conseil des ministres. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration avait demandé un avis au Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). Celui-ci est négatif, "malgré une évolution positive constatée au Maroc et en Tunisie", selon M. Francken.

Les réfugiés reconnus qui se rendent volontairement dans leur pays d'origine font l'objet d'une attention particulière de la part du commissariat général aux réfugiés et aux apatrides.