Tout sur Centrafrique

Michel Djotodia, l'ex-chef de la rébellion centrafricaine Séléka qui avait pris le pouvoir par les armes en 2013, est rentré vendredi à Bangui où il a rencontré l'actuel président, après six ans d'exil et moins d'un an avant la présidentielle prévue dans ce pays pauvre où les groupes armés contrôlent encore plus des deux tiers du territoire.

De nouveaux affrontements meurtriers entre miliciens et commerçants mercredi et jeudi ont coûté la vie à au moins trente personnes au PK5, quartier majoritairement musulman de Bangui devenu l'une des zones les plus dangereuses de la capitale centrafricaine depuis 2014.

Les Nations unies ont suspendu leur collaboration avec la branche de Caritas International en République centrafricaine, rapporte la chaîne américaine CNN. Cette dernière avait récemment rapporté que le père Luk D., un Salésien condamné en Belgique pour des attouchements, avait commis de nouveaux faits en Centrafrique, où il travaillait comme secrétaire national de l'antenne centrafricaine de Caritas.

C'est une scène devenue rare en Centrafrique, sinon dans les mémoires des plus de 20 ans. Deux équipes se font face, armées de bâtons sommairement taillés en crosse. Un palet découpé dans une semelle de tong s'envole dès l'engagement en traçant une grande courbe dans le ciel gris.

Trois journalistes russes ont été assassinés en Centrafrique alors qu'ils enquêtaient sur des milices russes. Et ce alors que la Russie renforce, peu à peu, sa présence dans cet État riche en ressources telles que les diamants, l'or ou l'uranium. Au point d'installer un conseiller russe à la présidence. De quoi alimenter les fantasmes sur son influence réelle.

La polémique provoquée par l'acquittement de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba par la Cour pénale internationale a rebondi mercredi devant la CPI, l'accusation affirmant que le jugement surprise prononcé en appel était fondé sur des éléments biaisés.

L'ancien rebelle Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison puis libéré sous conditions mardi après son acquittement en appel par la Cour pénale internationale (CPI), a laissé en République démocratique du Congo le souvenir d'un chef autoritaire qui reste encore populaire à Kinshasa, onze ans après son départ en exil.