Tout sur Cédric Halin

L'assemblée générale extraordinaire de Publifin a avalisé vendredi soir la modification de la dénomination sociale de l'intercommunale liégeoise.

Publifin, Kazakhgate, Samusocial, ISPPC, Ondraf, Cile, Moreau, Mayeur, Gilles, Peraïta, De Decker, Kubla, Pire, Drion, et on en passe. Jamais le scandale n'avait tant enflammé une scène politique, francophone surtout, transformée en bûcher. L'incendie risque de durer longtemps. Que restera-t-il sous ses braises ?

L'homme par qui le scandale Publifin est arrivé tire sa révérence. L'échevin d'Olne Cédric Halin a passé cent jours à tenter de réformer l'intercommunale. Il démissionne avec un sentiment de devoir inaccompli et de découragement politique.

Le rapport de la commission Publifin décrit un système assez généralisé d'estompement de la norme dans le chef des dirigeants de Publifin et de ceux qui les ont protégés. Une nouvelle génération wallonne bien formée, communicante, exigeante sur le plan éthique, émerge de cette tornade. De celle qui redonne de l'espoir.

Vers un retour à la "normale" chez Publifin/Nethys ? Les maîtres de Liège attendent le départ de Cédric Halin (CDH) du conseil d'administration de Publifin, au plus tard le 8 juillet prochain.

L'ex-vice-président cdH de Publifin Didier Hamers s'est présenté jeudi devant la commission d'enquête comme une simple figure d'arrière-plan dans la mise au jour, par l'échevin d'Olne Cédric Halin (cdH), du scandale des comités de secteur de Publifin. Son témoignage a confirmé aux députés l'image d'administrateurs bien peu critiques vis-à-vis des filiales privées.

Le secrétaire des comités de secteur de Publifin René Duria a limité son rôle, lundi devant la commission d'enquête du parlement wallon, à celui d'exécutant, renvoyant la responsabilité des dysfonctionnements aux membres de ces comités, et à leurs présidents en particulier. Il a toutefois fourni plusieurs détails sur le CA du 21 juin 2013 qui a créé les nouveaux comités de secteur.

En plein scandale Publifin, une partie du personnel a reçu une lettre annonçant l'octroi d'une prime "qui vous permettra de garnir la hotte du Père Noël". Son montant ? 35 euros. Soit ce que le moins assidu des mandataires "siégeant" dans un comité de secteur a gagné en moins de... 4 secondes.