Tout sur Caterpillar

Jeune espoir de la boxe hennuyère, Killian ? 14 ans, 53 kilos, 11 combats, 7 victoires, 2 défaites, 2 nuls ? vit à Heppignies, non loin de Charleroi. Une région touchée, en 2016, par la fermeture de l'usine Caterpillar, dont les paysages portent toujours les stigmates d'un riche passé industriel désormais révolu. Ce décor contrasté a interpellé Thomas Fliche, photographe parisien qui, en suivant pendant plus d'une année le parcours de l'adolescent, nous brosse le portrait de gens ordinaires confrontés aux difficultés du quotidien, mais qui n'ont pas abandonné leurs rêves. Pour Killian, ce seront les J.O. de Paris, en 2024. Par Thomas Fliche.

Jeune espoir de la boxe hennuyère, Killian ? 14 ans, 53 kilos, 11 combats, 7 victoires, 2 défaites, 2 nuls ? vit à Heppignies, non loin de Charleroi. Une région touchée, en 2016, par la fermeture de l'usine Caterpillar, dont les paysages portent toujours les stigmates d'un riche passé industriel désormais révolu. Ce décor contrasté a interpellé Thomas Fliche, photographe parisien qui, en suivant pendant plus d'une année le parcours de l'adolescent, nous brosse le portrait de gens ordinaires confrontés aux difficultés du quotidien, mais qui n'ont pas abandonné leurs rêves. Pour Killian, ce seront les J.O. de Paris, en 2024.

Les drames sociaux se succèdent depuis quelques années : ING, Caterpillar et aujourd'hui Carrefour. Les jours qui suivent l'annonce des licenciements se ressemblent. Nous nous indignons, nous appelons au boycotte et nous trouvons des coupables : entreprises étrangères, le gouvernement, les syndicats ...

Mardi 28 mars, 11h03, on arrive un peu essoufflée au numéro 171 du boulevard Lemmonier - c'est qu'il est long ce boulevard - pour la conférence de presse du PTB. Peter Mertens, le président, tient déjà le crachoir dans la salle de presse baignée en partie par le soleil. C'est qu'on est ponctuel au PTB.

Au terme d'un long week-end de négociations, la direction de Caterpillar a fait une proposition définitive d'un plan social pour les employés et les cadres, indique-t-elle lundi matin dans un communiqué. "Cette proposition répond à certaines demandes spécifiques aux employés et aux cadres, et ce tout en garantissant l'équilibre entre toutes les catégories de personnel", affirme-t-elle.

Les membres de la task force européenne Caterpillar se sont réunis lundi à Bruxelles. Ils ont fait le point sur les négociations en cours au niveau de l'entreprise ainsi que sur les dossiers qui y sont liés comme celui de l'âge autorisant l'accès à un régime de chômage avec complément d'entreprise ou la fiscalité à appliquer aux primes de départ. La question de la reconversion est également revenue dans les discussions.

Les délocalisations ? Le chômage de masse ? La croissance molle ? La désindustrialisation ? Début octobre dernier, le Parlement européen votait une résolution incitant l'Union à faire remonter à 20 % la part de l'industrie dans son PIB (produit intérieur brut).

Emplois supprimés : 2 200. Sans parler des sous-traitants et nombreuses victimes collatérales. Caterpillar Gosselies, c'est fini. Après 51 ans de bons et loyaux services, la multinationale a sacrifié son site carolo. Un scénario qui se répète...

Le député Open Vld Luk Van Biesen a ravivé samedi les tensions nées de son dérapage raciste visant sa collègue socialiste Meryame Kitir, à la Chambre, en septembre dernier. Il dément dans une interview au Morgen avoir déclaré que'elle "ferait mieux de retourner au Maroc". "C'est faux, il n'y avait pas une once de racisme" dans ces propos, affirme-t-il.

Quelques heures après un second refus de la Wallonie au traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA), le ministre-président wallon Paul Magnette s'est entretenu avec le président français François Hollande à l'Elysée à Paris, à l'occasion d'une rencontre initialement prévue pour évoquer le dossier Caterpillar.

Ce 1er septembre, la Belgique s'est réveillée avec une gueule de bois comme elle en connaît tous les deux, trois ans : un directeur financier à la J.R. Ewing, dépêché de Peoria (Etats-Unis), annonçait la fermeture du site de Gosselies du groupe Caterpillar.Au-delà des 2.200 familles directement ravagées, ce sont quelque 4.000 emplois indirects qu'il faut ajouter à la liste des victimes collatérales de cette décision.