Tout sur Caroline Désir

La ministre de l'Enseignement Caroline Désir et l'administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont présenté lundi après-midi aux acteurs de l'enseignement différentes stratégies pour organiser la prochaine rentrée scolaire dans un avenir sanitaire encore incertain aujourd'hui.

Dès le mardi 2 juin, tous les écoliers de maternelle et du primaire pouvaient retrouver leurs classes. Pour cela, il fallait nécessairement desserrer le protocole sanitaire strict. Le changement de cap provoque colère et incompréhension au sein de la communauté éducative. Décodage.

Les écoles maternelles commencent à faire leur rentrée mardi. Lundi prochain, ce sera au tour des primaires de suivre le mouvement. Cette nouvelle étape du déconfinement a suscité l'appréhension et la colères des syndicats d'enseignants qui déplorent la précipitation du monde politique.

La CGSP-Enseignement annonce vendredi qu'elle a déposé un préavis de grève couvrant toute action de ses affiliés du 2 au 5 juin. Elle exige en outre de la ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, le report de la reprise des cours au 8 juin au plus tôt.

Les écoles francophones situées dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise relèvent de l'administration flamande. Elles ne peuvent délivrer le certificat d'études de base (CEB) à leurs élèves.

C'est la carte blanche des pédiatres réclamant une réouverture plus large des écoles pour prendre en considération la santé et les droits fondamentaux des enfants qui est à l'origine des décisions de mercredi soir, a souligné jeudi matin la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir, sur La Première (RTBF).

La Ligue des Familles dénonce la situation de confusion dans laquelle sont plongés les parents à la suite d'annonces sur l'organisation de stages estivaux notamment. La Ligue craint que les parents ne restent dans ce contexte nébuleux trop longtemps, le prochain Conseil national de sécurité n'étant programmé que le 3 juin.

Ce lundi est le grand jour du retour à l'école pour des dizaines de milliers d'élèves de Fédération Wallonie-Bruxelles, ceux de dernière année des primaires ou des secondaires. "Les réseaux m'ont annoncé entre 50 et 60% de taux de présence pour les 6es primaires et sans doute davantage en secondaire", indiquait en matinée la ministre de l'Education Caroline Désir.

Dans un monde idéal, à pouvoir choisir le ministre de l'Enseignement de ses rêves, il embaucherait au nord du pays et signerait des deux mains pour Ben Weyts. "Directement !" a dit Georges-Louis Bouchez dans la presse flamande. Las, le monde n'est jamais idéal. Et le président du MR doit se satisfaire de la socialiste Caroline Désir à la tête de l'école francophone.

Le Conseil national de Sécurité annonce le 12 mars en soirée que les écoles seront fermées dès le lundi. Les élèves n'ont pas emprunté le chemin de l'école depuis, tout comme leurs professeurs. Le 18 mai prochain, les écoles devraient rouvrir avec des mesures strictes de sécurité et d'hygiène. Un professeur d'arts témoigne sur la dualité entre la peur et l'envie d'un retour à l'école.

Un peu partout, le nombre d'élèves confiés aux garderies des écoles est en augmentation, même s'il reste relativement faible, informe La Dernière Heure, citant le cabinet de la ministre de l'Éducation Caroline Désir.