Tout sur canicule

La deuxième vague de chaleur de l'été et de l'année a pris fin mercredi à Uccle, la station de référence de l'Institut royal météorologique (IRM), annonce David Dehenauw, le chef de son service météo. Celle-ci a duré 10 jours et avait commencé le 29 juillet. Une première avait déjà été enregistrée dans le pays entre le 13 et le 27 juillet. La probabilité d'en avoir une troisième est faible dans les 10 à 15 jours à venir, prévient le météorologue.

Le seuil d'information de 180 microgrammes par mètre cube (µg/m3) relatif au niveau d'ozone a été dépassé mercredi dans 19 stations de mesure en Belgique, dont 12 en Wallonie. Les niveaux d'ozone mesurés étaient toutefois en baisse dans la soirée, selon le site internet de la Cellule interrégionale de l'environnement (Celine).

En raison de la vague de chaleur, l'Université de Gand a autorisé lundi ses 13.652 travailleurs à prester seulement six heures par jour. Si tous les employeurs ne sont pas obligés d'aller jusque là, tous sont tenus de fixer à l'avance des mesures à appliquer pour protéger leur personnel en cas de températures particulièrement basses ou élevées, explique Lieve Ponnet, conseillère générale au SPF Emploi.

Cette année 2015 ne se soldera sur aucun record absolu en matière de météorologie pour la Belgique. Mais elle restera toutefois dans les annales comme la quatrième année la plus chaude depuis le début des relevés en 1833. Cette "performance" est essentiellement due à ce mois de décembre historiquement doux.

Avec 24,5 degrés, la nuit de vendredi à samedi a été la plus chaude enregistrée à Uccle depuis le début des mesures, en 1833, indique samedi matin le météorologue Frank Deboosere sur son site internet.

On a relevé 34,5 degrés à Uccle aujourd'hui, un nouveau record journalier, indique mercredi le météorologue David Dehenauw de l'IRM. L'ancien record de 33,8 degrés date de 1952, ajoute l'IRM. C'est donc le 1er juillet le plus chaud depuis 1901, conclut l'Institut.

La phase d'alarme incendie dans 45 zones de nature et de forêt de la province d'Anvers a été déclenchée par l'Agence flamande pour la nature et la forêt (Agentschap voor Natuur en Bos). Il s'agit de l'avant dernier palier (orange) avant l'alerte maximale.