Tout sur Cambrils

Unies par le slogan "je n'ai pas peur", plus de 100.000 personnes ont marché samedi à Barcelone contre la violence jihadiste, en présence du roi d'Espagne, copieusement hué par une partie des manifestants porteurs de drapeaux indépendantistes catalans.

Les 'Mossos d'Esquadra', la police catalane, confirment qu'ils ont eu un contact "non officiel" avec la police belge. Celle-ci leur a demandé des renseignements sur Abdelbaki Es Satty, l'imam de Ripoll considéré comme le cerveau des attentats de Barcelone et Cambrils, rapporte l'agence presse privée espagnole Europa Press. La police régionale aurait indiqué n'être en possession d'aucune information sur l'homme, selon des sources au ministère catalan de l'Intérieur.

Après les attaques perpétrées la semaine dernière en Catalogne, nous mesurons maintenant l'importance cruciale des services de renseignements, à quel point les systèmes de prévention (bornes de béton, protection militaire) sont indispensables, et surtout, que la lutte contre la djihadisme et le radicalisme doit devenir une préoccupation constante de notre diplomatie.

La police retraçait mercredi en Espagne et à l'étranger le parcours des auteurs des sanglants attentats de Catalogne qui préparaient une opération encore plus meurtrière avec une énorme quantité d'explosifs.

Les enquêteurs cherchent à savoir pourquoi la voiture utilisée par les auteurs de l'attaque de Cambrils, en Espagne, se trouvait en région parisienne les 11 et 12 août, moins d'une semaine avant les attentats en Catalogne, a indiqué mercredi le procureur de Paris.

La cellule jihadiste tenue pour responsable des sanglants attentats de Catalogne revendiqués par le groupe Etat islamique préparait bien une attaque de plus grande ampleur, selon les déclarations d'un des suspects encore en vie. Les quatre suspects ont été inculpés d'assassinats terroristes. Deux membres présumés de la cellule ont été placés en détention, un troisième est libre.

La police espagnole a procédé lundi matin à une nouvelle perquisition dans une habitation de la ville de Ripoll (Catalogne, nord-ouest), dont sont originaires plusieurs membres de la cellule djihadiste responsable des attentats commis jeudi et vendredi derniers à Barcelone et Cambrils, rapportent des médias locaux.