Tout sur Calais

Pour comprendre comment Hassan, un jeune Egyptien de 28 ans, se retrouve inculpé dans le " procès des hébergeurs ", il faut remonter quatre ans en arrière, quand il prend la décision de quitter son Égypte natale pour rejoindre l'Europe.

Mahmoud a 23 ans, mais en paraît bien la trentaine. Originaire d'un petit village situé près du Caire, il travaille la terre avec ses parents depuis l'âge de 12 ans pour des salaires de misère. Ce qui prédomine chez lui, c'est ce désir entêté, quasi obsessionnel de rallier l'Angleterre.

En réaction à l'agression au couteau d'un policier et aux tirs en réponse aux abords du parc Maximilien à Bruxelles lundi matin, Mehdi Kassou, porte-parole de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, a posté dans l'après-midi un message en ligne à l'attention du groupe d'hébergement.

Pierre Verbeeren, directeur général de Médecin du Monde Belgique, et Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne, demandent dans une lettre adressée au gouvernement de créer un centre d'accueil et d'orientation pour les migrants. Ils regrettent le refus du fédéral de construire "une solution ensemble" pour un problème dont ils mettent l'ampleur en perspective dans Le Soir samedi.

Plus de tentes ni d'abris de fortune, mais des marais et des falaises artificielles où nichent des oiseaux migrateurs: après plusieurs mois de travaux, le site de l'ancienne "Jungle" de Calais, dans le nord de la France, où vivaient jusqu'à 9.000 migrants, s'est métamorphosé en un espace naturel.

À en croire une information du quotidien De Standaard, le mouvement de solidarité à l'égard des migrants installés au parc Maximilien s'essouffle. Depuis quelque temps, une trentaine de personnes restent dehors tous les soirs.

Ils sont actuellement 1.500 migrants, dont des mineurs non accompagnés, à tenter de survivre dans la région côtière du nord de la France, et particulièrement dans le bois du Puythouck à Grande-Synthe, à quelques encablures à peine de la frontière belge.

Encore sous le choc des violents affrontements de la veille à Calais, qui ont fait plus de vingt blessés, migrants africains et afghans pointaient tous vendredi matin la responsabilité de passeurs armés, mais aussi leurs pénibles conditions de vie dans cette ville portuaire du nord de la France.

Le président français Emmanuel Macron se rendait mardi à la rencontre des élus, des associations et des forces de l'ordre à Calais, face aux côtes anglaises, pour défendre sa politique controversée sur l'immigration, dans cette ville portuaire emblématique de la crise des migrants en Europe.

Le Premier ministre Charles Michel a dressé mardi, sur Facebook, le bilan de l'action de son gouvernement, assurant que les efforts déployés seront encore amplifiés pendant les 400 jours d'ici à la fin de la législature.

Deux centres pour migrants vont ouvrir "dans les dix jours" dans le nord de la France, région qui fait face à un nouvel afflux de candidats à l'exil espérant traverser la Manche et passer en Angleterre, a annoncé lundi le gouvernement français.