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Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) doit désigner samedi une nouvelle direction au moment où l'aile radicale, forte de ses récents succès électoraux en ex-RDA, étend son emprise sur la jeune formation.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, qui se retrouvent dimanche à Berlin, affichent un front uni face à "l'ouragan" Donald Trump et au défi du populisme, avec en arrière-plan le souci également de reprendre la main en interne.

Jeudi dernier, le président du SPD, Martin Schulz, s'est adressé aux députés de son parti. Ces derniers devaient décider de son maintien dans ses fonctions et d'une éventuelle poursuite de la Grande Coalition avec l'Union d'Angela Merkel. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne manque pas de projets ambitieux.

"Victoire cauchemardesque", "amère victoire", "à qui gagne perd": la presse allemande et étrangère souligne lundi une victoire en demi-teinte pour la chancelière Angela Merkel et son union CDU/CSU, créditées d'un score en baisse par rapport aux scrutins précédents et qui se retrouvent face à la percée historique de la droite populiste de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) et au revers de l'allié sortant social-démocrate (le SPD) qui a choisi de passer dans l'opposition.

Les conservateurs allemands ont remporté les élections législatives de dimanche, mais l'entrée historique de la droite nationaliste et populiste à la chambre des députés vient sérieusement gâcher la fête d'Angela Merkel, promise à un quatrième mandat de chancelière.

L'Allemagne doit rejoindre en principe vendredi la majorité des pays occidentaux en légalisant par un vote des députés le mariage gay, après qu'Angela Merkel a abandonné son opposition de principe sous pression de l'opinion.

"La tradition perpétue la satire de l'establishment local mais aussi celle des princes du monde. Pas étonnant donc que, cette année, le nouveau président américain est sorti grand vainqueur du lot des cibles des carnavalistes de tout poil."

Ce mercredi matin, nous ne nous sommes pas réveillés sur la même planète que la veille. Que ça plaise, que ça déplaise, que ça horrifie, que ça choque, un vieux monde à l'agonie a rendu l'âme. Je ne suis pas tout à fait sûr de le regretter... pas plus que je ne sois convaincu d'aimer le nouveau monde qui s'annonce. Il demeure qu'on ne pourra le bâtir qu'en reconnaissant cette improbable fait : la première puissance mondiale vient de violemment congédier son élite.

Le président du Parlement wallon, André Antoine (CDH) annonce dans les colonnes de La Libre Belgique vendredi la mise en place d'un tirage au sort de citoyens pour mener une réflexion sur les enjeux du vieillissement en Wallonie à l'horizon 2025­-2045.