Tout sur Brussels Airlines

Une série de nouvelles règles entrent en vigueur ce 1er mars 2021. Zoom sur les différentes mesures.

Le secteur de l'aviation est sinistré. Pour survivre, il devra se réinventer et changer d'image. Les avions, les moteurs, les carburants, les trajectoires: tout est déjà repensé. Mais il faudra encore beaucoup d'argent et de temps avant que l'aviation propre ne décolle. Check-list.

Brussels Airport a entamé la reprise progressive de ses activités. Hier, 4.000 passagers ont transité dans l'aéroport, contre 65.000 sur une journée normale. Nouvelles mesures pour les voyageurs, élargissement graduel des destinations, situation préoccupante de Brussels Airlines et faillite de Swissport : autant de défis que Brussels Airport doit surmonter. Des enjeux cruciaux que nous évoquons avec Nathalie Pierard, porte-parole de l'aéroport de Bruxelles, dans un long entretien.

Les négociations entre la Belgique et Lufthansa sur l'aide à Brussels Airlines sont près de conclure, mais achoppent sur la question des sanctions au cas où Lufthansa ne respecterait pas l'accord, écrit vendredi le journal L'Echo.

Au-delà du besoin urgent de trésorerie, la restructuration de Brussels Airlines anticipe une diminution soudaine mais durable de la demande, dans un secteur jusqu'ici porté par une croissance linéaire. Dans le ciel de demain: moins d'acteurs, mais une concurrence toujours féroce.

Le risque de voir repartir l'épidémie est réel. Mais serons-nous confrontés à une deuxième vague, voire plusieurs, de contamination ? La question divise. Economiquement parlant, par contre, la vague des restructurations et faillites commence à déferler.

Joachim Coens, président du CD&V estime que l'Etat ne doit pas rentrer dans le capital de la compagnie aérienne Brussels Airlines, indique-t-il samedi dans une interview donnée à l'Echo. Le président du cdH, Maxime Prévot, considère pour sa part que "remettre des centaines de millions dans Brussels Airlines juste pour agir comme Baxter n'a pas beaucoup de sens", peut-on lire dans L'Avenir.

Après les tensions sur le déconfinement, au moins trois dossiers opposent les deux partis : Brussels Airlines, la mobilité à Bruxelles et la candidature de Zakia Khattabi à la Cour constitutionnelle.

Lentement et on l'espère sûrement, la Belgique déconfine. Chacun se prépare à ce retour partiel à une vie plus sociale qu'elle ne l'a été ces dernières semaines. Ecoles, entreprises, commerces, on rouvre tout doucement. Et les premières victimes économiques apparaissent.

La restructuration de Brussels Airlines est un prélude aux négociations sur le plan d'aide entre la Belgique et Lufthansa pour soutenir la compagnie. Le choix du gouvernement en dira long sur l'orientation qu'il choisira en terme d'entreprises à sauver. Dans un contexte de transition écologique et de crise post-corona.

La compagnie à bas coûts Ryanair s'attend à des pertes d'emploi en Belgique parmi les 3.000 suppressions d'emploi annoncées le 1er mai, a indiqué mardi l'administrateur délégué et fondateur du groupe Michael O'Leary à l'agence Belga. Elles concerneront l'ensemble de l'Union européenne, "que ce soit les membres de l'équipage, comme les pilotes", a-t-il affirmé, sans pouvoir en préciser le nombre en Belgique.