Tout sur Borgerhout

Les autorités avaient pourtant interdit tout rassemblement dans la ville. Rien n'y fit. Cet après-midi-là, ils sont près de 4 000 à Anvers. Des grévistes en colère. Depuis la Maison du peuple, ils se dirigent vers Borgerhout, bien décidés à occuper une usine locale, où se produiront les affrontements. Insuffisamment nombreux, les gendarmes sont débordés. Quinze personnes sont blessées, cinq autres décèdent. La veille, c'est à Mons que des incidents avaient eu lieu, faisant sept morts et une vingtaine de blessés. Et quelques jours plus tôt, une manifestante avait été tuée à Jolimont. Le calme reviendrait-il un jour au pays ?

Agée de 39 ans, Elke Van den Brandt devient ministre, entre autres de la Mobilité et des Travaux Publics dans le nouveau gouvernement bruxellois. Baptisée "l'Ada Colau bruxelloise" par le quotidien De Standaard, en référence à la maire progressiste de Barcelone, Elke Van den Brandt a la capitale et la politique de Bien-Être vissées au corps.

Ces dernières semaines, les plaintes sur l'hygiène à la gare de Bruxelles-Nord ont déferlé. Un groupe de bénévoles a voulu s'attaquer au problème avec des moyens simples : seaux, raclettes et sacs poubelles.

Une nouvelle explosion a retenti lundi à l'aube dans la rue De Pretstraat non loin du parc Spoor Noord, à Anvers, selon la police locale. Cinq voitures ont été légèrement endommagées. A leur arrivée, les forces de l'ordre ont découvert un deuxième explosif encore intact. Il a été détruit lors d'une explosion contrôlée par le Service d'enlèvement et de destruction d'engins explosifs (SEDEE).

Le parti Groen a lancé sa campagne électorale samedi à Borgerhout (Anvers). "Nous partageons plus que nous pensons", veulent faire passer comme message les écologistes flamands. "Tandis que les autres partis sont tournés sur eux-mêmes et tentent obstinément de semer la discorde, nous ferions mieux de collaborer plutôt que de nous mettre des bâtons dans les roues", affirme la présidente du parti, Meyrem Almaci.

Le dossier a déchaîné les passions aux Pays-Bas. Le mois dernier, il a même failli causer la chute du gouvernement Rutte III : le dénommé " kinderpardon " (pardon de l'enfant) permettait jusqu'ici aux mineurs en situation irrégulière, séjournant depuis plus de cinq ans sur le territoire et intégrés à la société néerlandaise, de ne pas être expulsés.