Tout sur Birmanie

Avec 6 à 7% de croissance par an avant la crise sanitaire, la Birmanie en voie de démocratisation attirait les investisseurs étrangers. La répression change tout. Illustration avec le débat ouvert en Allemagne.

Face à la brutalité de la répression militaire, certains groupes armés des minorités ethniques pourraient conjuguer leurs efforts avec le mouvement démocratique du "pays birman" pour contrer la volonté de la junte. Une perspective qui n'est pas sans danger.

Les manifestations quotidiennes du peuple birman ainsi que les critiques internationales et sanctions occidentales n'ont pour l'instant pas réussi à infléchir la junte militaire. Depuis le coup d'État du 1er février qui a renversé le pouvoir de la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, plus de 500 civils ont été tués par les forces de sécurité. Le bilan "est probablement beaucoup plus élevé " indique l'Association d'assistance aux prisonniers politiques, car des centaines de personnes, arrêtées ces deux derniers mois, sont portées disparues.

Plus de 500 civils, dont de nombreux étudiants et des adolescents, ont été tués par les forces de sécurité depuis le coup d'Etat militaire du 1er février en Birmanie, d'après l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

La répression orchestrée par les militaires birmans a fait un premier mort vendredi, une jeune fille blessée par balle la semaine dernière devenue une icône pour les manifestants qui continuent à se mobiliser pour dénoncer le putsch.

Coupures d'internet à répétition, réseaux sociaux bloqués, loi sur la cybersécurité... Les experts s'inquiètent de ce que la junte ne cherche à couper les Birmans du monde extérieur, comme c'était le cas sous le précédent régime militaire. Car l'Internet, semble bien être l'autre front du coup d'Etat birman.