Tout sur Bernard De Vos

La question du rapatriement des enfants belges, de leurs mères et des djihadistes belges emprisonnés dans les camps en Syrie et en Irak, a été remise au-devant de l'actualité ces dernières semaines, bien que bousculée par l'envahissement de la zone frontière de Syrie par les forces armées turques.

Une centaine de personnes se sont réunies, mardi matin, dans les bureaux du délégué aux Droits de l'enfant situés rue de Birmingham, à Molenbeek-Saint-Jean, à l'occasion d'une table ronde traitant du rapatriement des enfants belges en Syrie, sur base du rapport de la mission humanitaire organisée du 6 au 16 juin derniers.

Le délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, a appelé mardi le Premier ministre Charles Michel et les informateurs royaux en vue de la constitution d'une majorité fédérale à prendre rapidement la décision de rapatrier tous les enfants belges nés de djihadistes partis combattre dans les rangs de l'Etat islamique (EI) et retenus en Syrie, principalement ceux séjournant dans des conditions "horribles" dans le camp de déplacés d'Al-Hol, dans le nord-est du pays.

Les directions de 18 écoles situées sur le territoire de la zone de police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse) ont reçu le 2 mai dernier un courriel du service Jeunesse du commissariat 1 les invitant à envoyer des renseignements sur les élèves réfugiés "difficiles à gérer", selon une information diffusée mercredi après-midi par le journal Le Soir et confirmée par le président du Collège de police, le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt.

Le Délégué général aux droits de l'Enfant exige mardi le retour de tous les enfants belges qui sont retenus en Syrie, quelques jours après le premier rapatriement par la France d'enfants de djihadistes. Ceux-ci étaient isolés et orphelins (au moins de mère) et se trouvaient dans des familles d'accueil ou des camps. Pour Bernard De Vos, la décision de rapatrier les enfants doit s'étendre à tous les petits Belges retenus actuellement en Syrie et en Irak.