Tout sur Berlin

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé mardi la Turquie à "mettre fin au cycle de la détente et de la provocation" en Méditerranée orientale où Ankara vient de renvoyer un navire d'exploration pour rechercher du gaz naturel, au risque de raviver une crise avec la Grèce.

La perspective de nouvelles sanctions se rapproche pour Moscou : l'Allemagne et la France ont dénoncé mercredi une "implication et une responsabilité" de la Russie dans l'empoisonnement au Novitchok de l'opposant Alexeï Navalny, prévenant qu'elles allaient proposer des mesures concrètes contre ce pays.

Paul Erker, un historien mandaté par Continental, a établi que l'équipementier a été "l'un des piliers de la machine de guerre" hitlérienne. Toutes les entreprises allemandes ou presque se soumettent à cette introspection. Aussi par intérêt.

L'Allemagne, qui préside actuellement l'Union européenne, a accru dimanche la pression sur Moscou en menaçant de sanctions faute de réponse "dans les prochains" jours sur l'empoisonnement, avéré selon Berlin, de la bête noire du Kremlin Alexeï Navalny.

Des examens approfondis effectués par un laboratoire de l'armée allemande sur l'opposant russe, hospitalisé à Berlin depuis fin août, ont permis de détecter l'emploi de cet agent neurotoxique. Angela Merkel et de nombreux autres dirigeants ont exprimé leur indignation, sommant Poutine de s'expliquer.

L'état de santé du principal opposant russe Alexeï Navalny connaît "certaines améliorations", a annoncé vendredi l'hôpital berlinois où il est soigné depuis qu'il a été victime d'un empoisonnement en Russie, selon les autorités allemandes.

Evguéni Prigojine, un proche controversé du président Vladimir Poutine, a promis mercredi de "ruiner", sauf s'il "rend l'âme", l'opposant Alexeï Navalny, qui se trouve dans le coma à Berlin suite à un empoisonnement présumé.