Tout sur Benghazi

Au Kurdistan irakien, les soufis dansent en secouant leurs longues tignasses au rythme des percussions, en Libye, les enfants reçoivent de nouveaux jouets tandis que les Egyptiens s'échangent nougats et sucreries: à l'unisson, les musulmans du monde célèbrent la naissance du prophète Mahomet.

Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, a annoncé mercredi soir la "libération totale" de la ville de Benghazi des jihadistes, après plus de trois ans de combats meurtriers.

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a décidé de confier le ministère de la Justice au sénateur Jeff Sessions, et a également choisi le patron de l'agence de renseignements CIA ainsi que son conseiller à la sécurité nationale, ont rapporté vendredi des médias américains.

"Kadhafistes par frustration", ironise-t-on à Tripoli pour désigner ceux qui commencent à regretter l'ère du dictateur Mouammar Kadhafi, cinq ans après sa mort, dans un pays morcelé et plongé dans le chaos.

Le général Khalifa Haftar, dont les troupes ont pris trois terminaux pétroliers, suscite admiration ou rejet en Libye où certains le considèrent comme un obstacle majeur au processus parrainé par l'ONU pour sortir le pays de la crise. Portrait.

Plombé par le chaos politique, les angoisses sécuritaires et le fléau Daech, le quotidien de Tripoli à Misrata est un combat permanent. Qui contraint la population à naviguer entre solidarité et système D.

L'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déploré jeudi l'exploitation politique par ses adversaires républicains des attaques meurtrières contre la mission diplomatique américaine de Benghazi en Libye en 2012, une affaire qui la poursuit dans sa candidature à la présidentielle.

La situation en Libye ne s'améliore pas, loin de là. Les violences ne connaissent aucune trêve. Les autorités libyennes se montrent tout à fait incapables de contenir les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Ces derniers jours, ce sont les Occidentaux qui battent en retraite.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a assuré lundi qu'elle "assumait la responsabilité" des conséquences de l'attaque du consulat américain à Benghazi, en Libye, une affaire qui provoque une tempête politique aux Etats-Unis avant la présidentielle. "J'assume la responsabilité" pour la gestion de cette attaque survenue le 11septembre et qui a notamment coûté la vie à l'ambassadeur américain en Libye, a déclaré Mme Clinton sur CNN et Fox, qui l'ont interviewée lundi soir lors d'une visite dans la capitale péruvienne, Lima. "J'ai la charge du département d'Etat (qui emploie) 60.000 personnes dans le monde entier, dans 275 postes" diplomatiques et consulaires, a-t-elle déclaré dans un très court extrait diffusé par CNN. La secrétaire d'Etat a aussi voulu protéger le président américain Barack Obama et son vice-président Joe Biden de toute critique du camp républicain quant aux conditions de sécurité qui prévalaient autour du consulat de Benghazi avant l'attentat. "Le président et le vice-président n'auraient certainement pas connaissance de décisions prises par des professionnels de la sécurité", a déclaré Mme Clinton. D'après d'autres propos de Mme Clinton que CNN a retranscrits sur son site internet, la secrétaire d'Etat a déclaré vouloir "éviter une sorte de piège politique". De fait, "l'affaire de Benghazi" agite la scène politique américaine à l'approche de la présidentielle du 6 novembre. Les républicains emmenés par leur candidat Mitt Romney reprochent au gouvernement démocrate du président Obama des failles en matière de sécurité et de renseignement avant l'assaut du consulat et brocardent leurs opposants pour avoir tardé à reconnaître qu'il s'agissait d'un "attentat terroriste" impliquant Al-Qaïda. Avec Belga

Des milliers de manifestants ont attaqué l'ambassade américaine du Caire et son consulat à Benghazi, causant dans la ville lybienne la mort d'un Américain et un autre blessé. Les violences ont été déclenchées par la diffusion ce 11 septembre d'un film américain jugé offensant pour l'islam.