Tout sur Ben Weyts

C'est la carte blanche des pédiatres réclamant une réouverture plus large des écoles pour prendre en considération la santé et les droits fondamentaux des enfants qui est à l'origine des décisions de mercredi soir, a souligné jeudi matin la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir, sur La Première (RTBF).

Il existe, ces derniers jours, une certaine cacophonie concernant le retour progressif en classe, des deux côtés de la frontière linguistique. Alors que le ministre de l'Enseignement flamand, Ben Weyts (N-VA), fait cavalier seul en prônant un retour du maximum d'écoliers avant la fin juin, côté wallon, on se montre plus discret et on temporise.

Le monde de l'enseignement néerlandophone s'est accordé, vendredi, sur la proposition du ministre communautaire de tutelle Ben Weyts (N-VA) de rouvrir l'enseignement maternel, l'enseignement primaire et les deuxième et quatrième années de l'enseignement secondaire à partir du 2 juin. Si le dernier mot revient au Conseil National de Sécurité (CNS) - où les entités fédérées sont représentées - les acteurs de l'enseignement flamand se félicitent de cette décision qui permet de donner "des perspectives claires" aux élèves.

Début avril, Selena Ali, une étudiante anversoise, a ramené illégalement un chaton du Pérou. Comme il ne peut être totalement exclu que l'animal soit porteur de la rage, une maladie mortelle, l'Afsca a demandé à ce que l'animal soit euthanasié. La propriétaire refuse de s'y résoudre et joue au chat et à la souris avec les autorités sanitaires. L'affaire défraie la chronique et divise les politiques.

Etape importante dans la stratégie de déconfinement post-Covid, la reprise scolaire prévue normalement à partir de ce lundi 18 mai en Wallonie et à Bruxelles se fera en ordre dispersé, notamment en fonction des réseaux d'enseignement.

Dans un monde idéal, à pouvoir choisir le ministre de l'Enseignement de ses rêves, il embaucherait au nord du pays et signerait des deux mains pour Ben Weyts. "Directement !" a dit Georges-Louis Bouchez dans la presse flamande. Las, le monde n'est jamais idéal. Et le président du MR doit se satisfaire de la socialiste Caroline Désir à la tête de l'école francophone.

Jeudi soir, le Conseil national de Sécurité a pris une série de mesures de restriction drastiques pour éviter un maximum la propagation du coronavirus. La prise de décision, qui a duré trois heures, a été particulièrement difficile. Coulisses d'une soirée pénible pour la population inquiète.

Un ministre, ça doit forcément rencontrer du beau linge, fréquenter des gens très importants : des chefs de gouvernement, des chefs d'Etat ou des CEO très haut placés. Un ministre qui se déplace doit donc le faire avec un minimum de classe. La logique dérange ceux qui font profession de défendre les damnés de la terre. C'est le cas du député régional Jos D'Haese.