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Proximus a retiré vendredi la dernière cabine téléphonique de Belgique dans le district de Wilrijk à Anvers, en présence de l'échevin du Domaine public, Ludo Van Campenhout (N-VA), et du président du conseil d'administration de la société de télécommunications, Stefaan de Clerck.

L'ex-Premier ministre Elio Di Rupo a écrit en septembre 2013 au général-major Eddy Testelmans, le dirigeant du SGRS (les services de renseignement militaires), afin de l'interroger sur l'implication éventuelle de ses services dans ce piratage informatique. Le socialiste y demande également si l'armée belge a aidé un pays étranger à pénétrer les infrastructures de l'opérateur belge, révèle jeudi L'Echo.

Le piratage dont a été victime Belgacom en 2013 a été réalisé avec le logiciel espion américano-britannique "Regin", rapportent De Standaard, NRC Handelsblad et le site américain d'informations The Intercept après avoir mené une enquête commune.

Belfius ne restera pas éternellement propriété de l'Etat belge. Si celui-ci a racheté la branche belge de Dexia pour 4 milliards d'euros en 2012, c'est uniquement parce que la crise menaçait de l'emporter.

L'ancien agent de la NSA Edward Snowden confirme, dans un témoignage au Parlement européen rendu public vendredi, que l'agence américaine de renseignements a bien espionné des communications du réseau de Belgacom, comme le veut une information toujours non confirmée.

Didier Bellens, l'ancien CEO de Belgacom, devrait introduire une action devant le tribunal du travail la semaine prochaine contre son ancien employeur si une solution à l'amiable n'est pas esquissée d'ici là. Il réclame près de cinq millions d'euros, rapporte L'Echo mercredi.

Quelque 2.000 client pourraient avoir reçu une facture pour le moins salée après n'avoir plus eu de nouvelles de l'opérateur télécom pendant plusieurs mois, rapporte mardi "Het Belang van Limbourg" citant le cas d'un habitant de Genk qui s'est vu réclamer en une fois 900 euros.

Le conseil d'administration de Belgacom a provisoirement transmis les pouvoirs d'administrateur délégué (CEO) au directeur financier (CFO) Ray Stewart et au président du conseil d'administration Stefaan De Clerck, a annoncé l'opérateur samedi. Ils reprennent ainsi la fonction de Didier Bellens.

Le gouvernement fédéral réuni en comité restreint a décidé vendredi de révoquer l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens. Il a estimé que les incidents et polémiques qui se sont répétés ont entamé la relation de confiance entre M. Bellens et l'actionnaire majoritaire de l'entreprise. Retour sur son parcours.

Le parlementaire Roel Deseyn (CD&V) déclare disposer de "suffisamment d'indications pour lancer un sérieux avertissement" que Belgacom farfouille dans les messageries électroniques de journalistes et de politiques critiques : "Même Didier Bellens utilise une adresse e-mail de Yahoo.fr".

Vulnérable ou intouchable ? Le patron de Belgacom est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Même s'il snobe les parlementaires, il a rempli sa mission : faire rentrer un maximum d'argent dans les caisses de l'Etat. Sur le dos des consommateurs ?

Les problèmes causés par le logiciel malveillant révélés par l'opérateur Belgacom seraient loin d'être définitivement réglés et les analyses du réseau de Belgacom sont toujours en cours, alors que l'entreprise déclare depuis des semaines que tout est en ordre, peut-on lire vendredi dans les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Le Soir.

Michel Moll, le président ad Interim de Belgacom, réfute les accusations de trahison à son encontre dans le cadre de ses activités de consultance pour le groupe d'équipements télécoms chinois Huawei. Il se défend et dément tout problème de conflit d'intérêts dans son chef, dans les quotidiens La Libre Belgique et De Morgen de ce samedi.

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) a soutenu mercredi Belgacom et en particulier son CEO Didier Bellens, accusé mardi par le député CD&V Roel Deseyn d'avoir caché des informations en sa possession au sujet de présumées fuites de données dans l'entreprise.

"Nous ne voulions pas communiquer sur cette intrusion dans notre système informatique interne avant que tous nos serveurs ne soient complètement nettoyés", une opération qui a eu lieu ce week-end après plusieurs semaines de préparation, a affirmé l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens, au cours d'une conférence de presse à laquelle participait également le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.