Tout sur Bart De Wever

Bart De Wever (N-VA) y voit le moyen le plus direct de décrocher un deal confédéral entre deux grands blocs politiques nord-sud. Pour le politologue Jean Faniel, directeur général du Crisp (Centre de recherche et d'information socio-politiques), une Forza Flandria (N-VA - Vlaams Belang) pourrait y prendre racine.

Multiples missions royales, un gouvernement minoritaire de pouvoirs spéciaux soutenu de l'extérieur pour gérer la crise du coronavirus, puis une reprise progressive des négociations... Plus d'un an après les élections, la formation d'un gouvernement fédéral fait trois pas en avant, un pas en arrière. Avant, enfin, le dénouement? Retour, étape par étape, sur une crise politique qui semble de plus en plus interminable.

Le président de la N-VA s'attend à ce que les partis Vivaldi poursuivent leur tentative de formation d'un gouvernement. "Selon moi, ils iront plus loin. Nos amis bleus devront se mettre à genoux", a déclaré Bart De Wever dans une émission télévisée sur la chaine flamande Vier lundi soir. "Nous les briserons dans l'opposition", a-t-il assuré.

La bataille pour le 16 risque d'être féroce. Ils sont en effet nombreux à vouloir obtenir le poste de Premier ministre. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs en Flandre que rien n'est encore joué.

La police locale d'Anvers entame jeudi soir une opération "Nachtwacht" ("Ronde de nuit"), la plus "grande action de sécurité de ces 20 dernières années", selon le cabinet du bourgmestre Bart De Wever (N-VA). L'intervention est destinée à lutter contre les faits de drogue et les violences qui y sont liées. Elle prévoit notamment l'engagement de patrouilles supplémentaires, des contrôles d'identité plus réguliers, et la fermeture de certaines rues à haut risque quand cela s'avère nécessaire.